Øllebrød — bouillie de pain de seigle et de bière
Une bouillie tiède et veloutée faite de croûtes de seigle trempées, mijotées dans de la bière brune douce, adoucie de sucre et servie avec un filet de crème ou de lait. Réconfort de l'enfance et nourriture des jours de faiblesse.
Une bouillie tiède et veloutée faite de croûtes de seigle trempées, mijotées dans de la bière brune douce, adoucie de sucre et servie avec un filet de crème ou de lait. Réconfort de l'enfance et nourriture des jours de faiblesse.
Quand l'hiver mordait Odense et que la pauvreté serrait la maison, ma mère faisait tremper le pain noir oublié dans la bière, et le mettait à frémir doucement sur le feu. Cela devenait une bouillie tendre, presque sucrée, qui réchauffait l'estomac d'un enfant malingre comme je l'étais. On disait que rien ne valait l'øllebrød pour remettre un convalescent sur pied. Versez-y un peu de lait, mangez-le brûlant, et vous comprendrez la tendresse des choses pauvres.
- •Croûtes et restes de pain de seigle — une bonne poignée (base)
- •Bière brune danoise douce (hvidtøl) — de quoi couvrir (liquide de cuisson)
- •Sucre ou sirop — selon le goût (douceur)
- •Zeste de citron — un peu (parfum)
- •Lait ou crème — au service (rondeur)
Øllebrød — bouillie de pain de seigle et de bière
Une bouillie tiède et veloutée faite de croûtes de seigle trempées, mijotées dans de la bière brune douce, adoucie de sucre et servie avec un filet de crème ou de lait. Réconfort de l'enfance et nourriture des jours de faiblesse.
Pourquoi ce plat ? Plat des familles modestes et des convalescents, l'øllebrød accompagnait les hivers pauvres de l'enfance d'Andersen à Odense : une manière d'utiliser le pain rassis et de réchauffer un corps fragile à peu de frais.
Quand l'hiver mordait Odense et que la pauvreté serrait la maison, ma mère faisait tremper le pain noir oublié dans la bière, et le mettait à frémir doucement sur le feu. Cela devenait une bouillie tendre, presque sucrée, qui réchauffait l'estomac d'un enfant malingre comme je l'étais. On disait que rien ne valait l'øllebrød pour remettre un convalescent sur pied. Versez-y un peu de lait, mangez-le brûlant, et vous comprendrez la tendresse des choses pauvres.
Ingrédients (version d’époque)
- Croûtes et restes de pain de seigle — une bonne poignée (base)
- Bière brune danoise douce (hvidtøl) — de quoi couvrir (liquide de cuisson)
- Sucre ou sirop — selon le goût (douceur)
- Zeste de citron — un peu (parfum)
- Lait ou crème — au service (rondeur)
Ingrédients
- Pain de seigle rassis — 200 g (base)
- Bière brune peu amère (type hvidtøl ou brune douce) — 500 ml (liquide)
- Eau — 250 ml (ajustement)
- Sucre — 2 à 3 c. à soupe (douceur)
- Zeste de citron — 1/2 citron (parfum)
- Crème liquide ou lait froid — au service (rondeur)
Préparation
- La veille, casser le pain de seigle en morceaux et le faire tremper dans la bière et l'eau.
- Le lendemain, porter doucement à frémissement en remuant jusqu'à obtenir une bouillie lisse.
- Ajouter le sucre et le zeste de citron, cuire 10 minutes en remuant pour éviter que ça n'attache.
- Fouetter pour homogénéiser ; ajuster en sucre et en liquide selon la texture désirée.
- Servir chaud dans un bol, nappé d'un filet de crème froide ou de lait.
Comment on faisait : L'øllebrød est l'archétype de la cuisine anti-gaspillage : on récupérait le pain de seigle rassis dans de la bière faiblement alcoolisée brassée pour la maison. Sucré au goût, c'était à la fois un petit-déjeuner d'hiver et une nourriture de malade, facile à avaler.
Le twist contemporain : Servir en verrine tiède avec une quenelle de crème fouettée à peine sucrée, façon dessert nordique minimaliste.
Hans Christian Andersen · Charactorium