Ta — le pain d'amidonnier au sésame
Une galette dense et nourrissante de farine d'amidonnier, parfois parfumée de sésame, cuite contre les parois d'un four d'argile. C'est le pain qui rassasie le peuple et que l'on offre aussi aux dieux.
Une galette dense et nourrissante de farine d'amidonnier, parfois parfumée de sésame, cuite contre les parois d'un four d'argile. C'est le pain qui rassasie le peuple et que l'on offre aussi aux dieux.
Moi, Maâtkarê, fille d'Amon, je te le dis : avant l'or et avant les obélisques, il y a le pain. Sur ma table comme sur l'autel du temple millions d'années, on rompt d'abord le ta. Mes boulangères broyaient le grain d'amidonnier sur la pierre dès l'aube, pétrissaient la pâte de leurs paumes, et la cuisaient dans des moules brûlants jusqu'à ce qu'elle chante. Saupoudre-le de graines de sésame, mange-le tiède, et souviens-toi que même un pharaon vit du même grain que ses tailleurs de pierre.
- •Farine d'amidonnier (emmer) fraîchement moulue — à volonté (base de la pâte)
- •Eau du Nil — selon la pâte (liant)
- •Levain naturel (pâte de la veille) — une poignée (fermentation)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Graines de sésame — une pincée (parfum et croquant)
Ta — le pain d'amidonnier au sésame
Une galette dense et nourrissante de farine d'amidonnier, parfois parfumée de sésame, cuite contre les parois d'un four d'argile. C'est le pain qui rassasie le peuple et que l'on offre aussi aux dieux.
Pourquoi ce plat ? Le pain d'amidonnier (emmer) était la nourriture de chaque jour, des ouvriers des carrières d'Assouan qui taillaient ses obélisques jusqu'à la table de Hatchepsout elle-même. Les fours et les moules à pain retrouvés à Thèbes et à Deir el-Bahari en attestent l'omniprésence.
Moi, Maâtkarê, fille d'Amon, je te le dis : avant l'or et avant les obélisques, il y a le pain. Sur ma table comme sur l'autel du temple millions d'années, on rompt d'abord le ta. Mes boulangères broyaient le grain d'amidonnier sur la pierre dès l'aube, pétrissaient la pâte de leurs paumes, et la cuisaient dans des moules brûlants jusqu'à ce qu'elle chante. Saupoudre-le de graines de sésame, mange-le tiède, et souviens-toi que même un pharaon vit du même grain que ses tailleurs de pierre.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'amidonnier (emmer) fraîchement moulue — à volonté (base de la pâte)
- Eau du Nil — selon la pâte (liant)
- Levain naturel (pâte de la veille) — une poignée (fermentation)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Graines de sésame — une pincée (parfum et croquant)
Ingrédients
- Farine d'épeautre ou de petit épeautre (proche de l'amidonnier) — 400 g
- Eau tiède — 260 ml
- Levain actif (ou 5 g de levure de boulanger) — 80 g
- Sel — 8 g
- Graines de sésame — 2 c. à soupe
Préparation
- Mélanger la farine et le sel, ajouter le levain délayé dans l'eau tiède.
- Pétrir 10 minutes jusqu'à une pâte souple, couvrir et laisser lever 2 à 3 heures.
- Façonner des galettes rondes et épaisses d'environ 2 cm, parsemer de sésame en appuyant légèrement.
- Laisser reposer 30 minutes, puis enfourner à 240 °C sur une pierre ou une plaque brûlante 15 à 18 minutes.
- Servir tiède, déchiré à la main.
Comment on faisait : Les Égyptiens moulaient le grain entre deux pierres (la meule dormante et la molette), ce qui mêlait du sable à la farine — l'usure des dents sur les momies en témoigne. La pâte était cuite dans des moules coniques en terre cuite (bedja) chauffés au préalable, ou collée aux parois d'un four-ruche.
Le twist contemporain : Dresser le pain rompu sur un linge de lin écru avec un filet de miel et quelques graines de sésame torréfiées, comme une offrande contemporaine.
Hatchepsout · Charactorium