La carte de He Zehui
Diǎnxīn (点心) — douceur de fête du Jiangsu, savourée à part

Lotus farci au riz gluant et sirop d'osmanthe (Guìhuā tángǒu)

FestifReconstitution🍯moyen2 h 30 (dont trempage)

De belles racines de lotus dont chaque trou est farci de riz gluant, longuement mijotées dans un sirop de sucre roux jusqu'à devenir ambrées et translucides, puis coupées en rondelles et arrosées de miel d'osmanthe. Tendre, sucré, parfumé : la pâtisserie emblématique de Suzhou.

Diǎnxīn (点心) — douceur de fête du Jiangsu, savourée à part

De belles racines de lotus dont chaque trou est farci de riz gluant, longuement mijotées dans un sirop de sucre roux jusqu'à devenir ambrées et translucides, puis coupées en rondelles et arrosées de miel d'osmanthe. Tendre, sucré, parfumé : la pâtisserie emblématique de Suzhou.

À Suzhou, quand l'automne arrivait, l'air entier sentait l'osmanthe — on aurait dit que la ville se sucrait toute seule. Ma famille préparait alors le lotus farci : on bourrait patiemment chaque petit canal de la racine avec du riz gluant trempé, puis on le laissait fondre des heures dans le sucre roux jusqu'à ce qu'il devienne couleur d'ambre. On le coupait en fines rondelles, une cuillère de fleurs d'osmanthe au miel par-dessus. Ce n'était pas un plat de tous les jours — c'était la douceur des fêtes, celle qu'on offrait aux invités avec une tasse de thé.
He Zehui
Ingrédients
  • Racine de lotusdeux beaux tronçons (support à farcir)
  • Riz gluantune bonne poignée (farce)
  • Sucre roux (en pain)généreusement (sirop de cuisson)
  • Fleurs d'osmanthe confites au mielquelques cuillères (parfum signature)
  • Dattes rouges (jujubes)une poignée (douceur d'accompagnement)
Comment on faisait : Le guìhuā tángǒu est une douceur traditionnelle de Suzhou et de Hangzhou, attestée depuis des siècles dans la région du lac Tai. On le cuisait autrefois très longtemps sur les braises, et l'osmanthe, récoltée en automne et conservée dans le miel ou le sucre, permettait de prolonger son parfum toute l'année.

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