La carte de Henri IV
Bouillie d'avoine de pénitence, pain bis et eau
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Mets d'humilité et de jeûne (büeze-spîse)

Bouillie d'avoine de pénitence, pain bis et eau

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Mets d'humilité et de jeûne (büeze-spîse)

Bouillie d'avoine de pénitence, pain bis et eau

Pourquoi ce plat ? À Canossa, en 1077, Henri IV attendit trois jours pieds nus dans la neige pour obtenir le pardon du pape Grégoire VII. Sous l'excommunication ou la pénitence, l'empereur lui-même se voyait réduit au pain bis et à l'eau — voici l'évocation austère de ces jours-là.

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Mets d'humilité et de jeûne (büeze-spîse)

Une bouillie épaisse d'avoine cuite à l'eau, à peine salée, accompagnée de pain bis. Le plat dépouillé de l'humilité, à l'opposé du faste impérial.

Vous m'avez vu en gloire ; voyez-moi maintenant en humilité. À Canossa, devant la porte close du pape, je me suis tenu dans la neige, sans manteau ni couronne, et l'on ne m'a porté qu'une écuelle d'avoine cuite à l'eau et un quignon de pain bis. Goûtez-la, cette bouillie sans miel ni épice : elle est amère comme l'attente, rude comme le repentir. Un empereur aussi connaît la faim, et c'est peut-être là qu'il devient un homme.
Henri IV
Ingrédients
  • Avoine ou orgeune poignée (céréale d'humilité)
  • Eauce qu'il faut (cuisson, jeûne)
  • Pincée de selà peine (seul assaisonnement toléré)
  • Pain bis (seigle)un quignon (accompagnement)
Comment on faisait : Le jeûne pénitentiel médiéval réduisait au pain et à l'eau, parfois agrémentés d'une bouillie maigre. L'avoine et l'orge, céréales modestes, nourrissaient les jours d'abstinence et les pauvres. La pénitence de Canossa est l'un des épisodes les plus célèbres du Moyen Âge, symbole de l'humiliation du pouvoir temporel devant l'autorité spirituelle.

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