Café noir de la salle de rédaction
Un café préparé à l'ancienne, moulu grossièrement et infusé dans l'eau bouillante, clarifié à la coquille d'oeuf puis servi brûlant et noir. Amer, franc, sans détour — comme une dépêche.
Un café préparé à l'ancienne, moulu grossièrement et infusé dans l'eau bouillante, clarifié à la coquille d'oeuf puis servi brûlant et noir. Amer, franc, sans détour — comme une dépêche.
Demandez-moi mon secret pour tenir éveillée quand la ville dort : c'est ce café-là, noir comme l'encre de mon stylo ! Je le voulais fort, jamais ces jus pâles qu'on sert dans les pensions. On jetait le café moulu dans la cafetière, de l'eau bouillante par-dessus, une coquille d'oeuf écrasée pour que tout le marc tombe au fond — et hop, un café clair et corsé. Une tasse brûlante, et me voilà repartie, carnet en main, prête à courir le monde.
- •Café fraîchement moulu (mouture grossière) — une bonne cuillerée par tasse (corps et amertume)
- •Eau bouillante — à volonté (extraction)
- •Coquille d'oeuf écrasée — une (clarifie en agglomérant le marc)
Café noir de la salle de rédaction
Un café préparé à l'ancienne, moulu grossièrement et infusé dans l'eau bouillante, clarifié à la coquille d'oeuf puis servi brûlant et noir. Amer, franc, sans détour — comme une dépêche.
Pourquoi ce plat ? On sait que Bly, comme tant de New-Yorkaises actives, carburait au café fort. Pour boucler un article ou tenir l'éveil dans un train lancé à travers le pays, ce café noir et corsé était son vrai compagnon de route.
Demandez-moi mon secret pour tenir éveillée quand la ville dort : c'est ce café-là, noir comme l'encre de mon stylo ! Je le voulais fort, jamais ces jus pâles qu'on sert dans les pensions. On jetait le café moulu dans la cafetière, de l'eau bouillante par-dessus, une coquille d'oeuf écrasée pour que tout le marc tombe au fond — et hop, un café clair et corsé. Une tasse brûlante, et me voilà repartie, carnet en main, prête à courir le monde.
Ingrédients (version d’époque)
- Café fraîchement moulu (mouture grossière) — une bonne cuillerée par tasse (corps et amertume)
- Eau bouillante — à volonté (extraction)
- Coquille d'oeuf écrasée — une (clarifie en agglomérant le marc)
Ingrédients
- Café en grains à moudre gros — 30 g (≈ 4 c. à soupe) (corps et amertume)
- Eau frémissante (≈ 95 °C) — 500 ml (extraction)
- Coquille d'un oeuf, écrasée (facultatif) — 1 (clarification à l'ancienne)
Préparation
- Moudre le café grossièrement et le verser dans une casserole ou une cafetière à piston.
- Verser l'eau frémissante par-dessus et laisser infuser 4 minutes.
- Pour la méthode d'époque : ajouter la coquille d'oeuf écrasée, remuer, laisser le marc se déposer 1 minute.
- Filtrer (ou presser le piston) et servir brûlant, noir, dans une tasse épaisse.
Comment on faisait : Avant le café-filtre moderne, on faisait bouillir le café avec l'eau ; la coquille d'oeuf (ou un peu de blanc) servait à « clarifier » en entraînant le marc au fond. Les cafés des pensions et des rédactions étaient souvent forts et réchauffés toute la journée sur le coin du fourneau.
Le twist contemporain : Servi noir, sans sucre, dans un mug épais posé à côté d'un carnet ouvert : le « café de bouclage » de la reporter.
Sources : Nellie Bly, Around the World in Seventy-Two Days (1890) · Marion Harland, Common Sense in the Household (1871)
Nellie Bly · Charactorium