La carte de Nellie Bly
Café noir de la salle de rédaction
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Boisson du breakfast et des veillées de travail

Café noir de la salle de rédaction

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Boisson du breakfast et des veillées de travail

Café noir de la salle de rédaction

Pourquoi ce plat ? On sait que Bly, comme tant de New-Yorkaises actives, carburait au café fort. Pour boucler un article ou tenir l'éveil dans un train lancé à travers le pays, ce café noir et corsé était son vrai compagnon de route.

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Boisson du breakfast et des veillées de travail

Un café préparé à l'ancienne, moulu grossièrement et infusé dans l'eau bouillante, clarifié à la coquille d'oeuf puis servi brûlant et noir. Amer, franc, sans détour — comme une dépêche.

Demandez-moi mon secret pour tenir éveillée quand la ville dort : c'est ce café-là, noir comme l'encre de mon stylo ! Je le voulais fort, jamais ces jus pâles qu'on sert dans les pensions. On jetait le café moulu dans la cafetière, de l'eau bouillante par-dessus, une coquille d'oeuf écrasée pour que tout le marc tombe au fond — et hop, un café clair et corsé. Une tasse brûlante, et me voilà repartie, carnet en main, prête à courir le monde.
Nellie Bly
Ingrédients
  • Café fraîchement moulu (mouture grossière)une bonne cuillerée par tasse (corps et amertume)
  • Eau bouillanteà volonté (extraction)
  • Coquille d'oeuf écraséeune (clarifie en agglomérant le marc)
Comment on faisait : Avant le café-filtre moderne, on faisait bouillir le café avec l'eau ; la coquille d'oeuf (ou un peu de blanc) servait à « clarifier » en entraînant le marc au fond. Les cafés des pensions et des rédactions étaient souvent forts et réchauffés toute la journée sur le coin du fourneau.
Sources : Nellie Bly, Around the World in Seventy-Two Days (1890) · Marion Harland, Common Sense in the Household (1871)

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