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Gelée de coings du jardin (Quittengelee)
Pourquoi ce plat ? Le jardin bourgeois de Hesse comptait toujours un cognassier, dont les fruits, immangeables crus, deviennent une gelée d'ambre qui tient tout l'hiver. Pour une famille d'apothicaires, transformer les fruits en réserves parfumées est un geste aussi naturel que de préparer un remède.
Une gelée translucide et parfumée tirée du jus de coings cuits, prise grâce à la pectine naturelle du fruit. On la range en pots pour tartiner le pain de seigle de l'Abendbrot tout l'hiver.
Ne jetez jamais un coing en le trouvant dur et râpeux : c'est un fruit qui ne donne son trésor qu'à la patience. J'essuie leur duvet, je les coupe sans les peler — c'est dans la peau et les pépins que se cache ce qui fait prendre la gelée — et je les laisse frémir des heures durant, jusqu'à ce que la maison sente le miel et la rose. Je passe le jus dans un linge sans jamais le presser, sous peine de le troubler, puis je le fais réduire avec le miel jusqu'à ce qu'une goutte se fige sur l'assiette froide. En pots bien clos, cette gelée d'ambre nous mène jusqu'au printemps, sur une tartine de seigle ou dans une tisane du soir.
- •Coings mûrs et parfumés — tout l'arbre (fruit (riche en pectine))
- •Eau de source — à hauteur (extraction du jus)
- •Miel ou sucre — à poids égal du jus (conservation et liaison)
- •Zeste de citron — un peu, si l'on en a (acidité pour la prise)
Gelée de coings du jardin (Quittengelee)
Une gelée translucide et parfumée tirée du jus de coings cuits, prise grâce à la pectine naturelle du fruit. On la range en pots pour tartiner le pain de seigle de l'Abendbrot tout l'hiver.
Pourquoi ce plat ? Le jardin bourgeois de Hesse comptait toujours un cognassier, dont les fruits, immangeables crus, deviennent une gelée d'ambre qui tient tout l'hiver. Pour une famille d'apothicaires, transformer les fruits en réserves parfumées est un geste aussi naturel que de préparer un remède.
Ne jetez jamais un coing en le trouvant dur et râpeux : c'est un fruit qui ne donne son trésor qu'à la patience. J'essuie leur duvet, je les coupe sans les peler — c'est dans la peau et les pépins que se cache ce qui fait prendre la gelée — et je les laisse frémir des heures durant, jusqu'à ce que la maison sente le miel et la rose. Je passe le jus dans un linge sans jamais le presser, sous peine de le troubler, puis je le fais réduire avec le miel jusqu'à ce qu'une goutte se fige sur l'assiette froide. En pots bien clos, cette gelée d'ambre nous mène jusqu'au printemps, sur une tartine de seigle ou dans une tisane du soir.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings mûrs et parfumés — tout l'arbre (fruit (riche en pectine))
- Eau de source — à hauteur (extraction du jus)
- Miel ou sucre — à poids égal du jus (conservation et liaison)
- Zeste de citron — un peu, si l'on en a (acidité pour la prise)
Ingrédients
- Coings — 1,5 kg (fruit riche en pectine)
- Eau — environ 1,5 L (à hauteur) (extraction)
- Sucre cristallisé (ou moitié miel) — 750 g environ (1 pour 1 du jus obtenu) (prise et conservation)
- Jus de citron — 1 citron (acidité, aide la prise)
Préparation
- Frottez le duvet des coings, coupez-les en quartiers sans les peler ni les épépiner.
- Couvrez d'eau, portez à frémissement et cuisez 1 h jusqu'à ce qu'ils soient tendres et le jus rosé.
- Versez dans un linge tendu au-dessus d'un récipient ; laissez s'égoutter plusieurs heures sans presser (sinon la gelée se trouble).
- Mesurez le jus, ajoutez le même poids de sucre (ou moitié miel) et le jus de citron.
- Cuisez à gros bouillons 15–25 min jusqu'au point de gelée (une goutte fige sur une assiette froide).
- Mettez en pots ébouillantés, fermez aussitôt et retournez-les pour faire le vide.
Comment on faisait : Avant la généralisation du sucre de betterave, on conservait les fruits du verger au miel, par séchage ou en pâtes épaisses (comme le coing en pâte, le 'Quittenbrot'). Le coing, trop âpre cru, était presque toujours cuit en gelée ou en pâte ; sa pectine abondante en faisait l'un des rares fruits à prendre sans additif. Les pots scellés à la vessie ou à la cire passaient l'hiver à la cave.
Le twist contemporain : Quelques grains de poivre long ou une lame de gingembre dans la cuisson finale : un clin d'œil aux épices que les apothicaires Wild auraient eues sous la main.
Henriette Dorothea Wild · Charactorium





