La carte de Henriette Dorothea Wild
Soupe de pommes de terre à la marjolaine (Kartoffelsuppe)
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Mittagessen — le plat chaud unique de midi

Soupe de pommes de terre à la marjolaine (Kartoffelsuppe)

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile45 min
Mittagessen — le plat chaud unique de midi

Soupe de pommes de terre à la marjolaine (Kartoffelsuppe)

Pourquoi ce plat ? C'est le plat de tous les jours d'une maison de Cassel, économe et nourrissant, que Dortchen mettait à mijoter pendant que Wilhelm Grimm classait ses contes. La marjolaine, plante d'officine et de jardin, vient du savoir des Wild, apothicaires de père en fille.

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Mittagessen — le plat chaud unique de midi

Une soupe épaisse de pommes de terre fondues dans un bouillon de légumes, parfumée à la marjolaine et au laurier, liée par sa propre fécule. Le plat-socle d'une cuisine de Hesse : peu d'ingrédients, beaucoup de patience.

Approchez votre écuelle, mon ami, et n'ayez crainte de la simplicité : c'est de ces riens que vit une honnête maison de Cassel. Je pèle mes pommes de terre dans mon tablier, je les laisse fondre tout doucement avec un brin de marjolaine de notre jardin, et je remue jusqu'à ce que la soupe se tienne d'elle-même, sans crème ni façons. Pendant qu'elle chante sur le feu, Wilhelm noircit ses feuillets et moi je me souviens des récits qu'on se contait, enfants, le nez au-dessus de la marmite. Servez-la bien chaude avec une croûte de pain de seigle ; il n'en faut pas davantage pour réchauffer un cœur.
Henriette Dorothea Wild
Ingrédients
  • Pommes de terre de gardeun grand panier pour la maisonnée (base nourrissante)
  • Oignon et poireau du jardinselon ce qu'on a (aromates de fond)
  • Carotte et céleri-ravequelques racines (douceur et corps)
  • Marjolaine séchéeune bonne pincée (parfum signature)
  • Laurierune feuille (aromate)
  • Saindoux ou beurreune noix (matière grasse pour suer les légumes)
  • Selà la main (assaisonnement)
Comment on faisait : Au début du XIXe siècle, la pomme de terre est devenue l'aliment de base des familles de Hesse, surtout en temps de guerre et de disette napoléonienne. On la mijotait au feu de bois dans une marmite de fonte, liée sans crème ni fécule ajoutée : il suffisait d'en écraser une partie. La viande était l'exception, le plus souvent absente.

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