La carte de Hinetītama
Kai mō te haere — provision de route et de réserve

Kao — kūmara séché des longs voyages

ConservationDocumentée🍯moyen8 h (dont séchage)

Des kūmara cuits, pelés, séchés au soleil et à la fumée jusqu'à devenir durs et sucrés comme un fruit confit. On les emporte en expédition et on les réhydrate en les faisant tremper.

Kai mō te haere — provision de route et de réserve

Des kūmara cuits, pelés, séchés au soleil et à la fumée jusqu'à devenir durs et sucrés comme un fruit confit. On les emporte en expédition et on les réhydrate en les faisant tremper.

Quand on part loin, vers les rivages d'où l'âme s'envole, on n'emporte pas de four ni de braises. On prépare avant : cuis les kūmara, ôte leur peau, puis confie-les au soleil et à la fumée du foyer jusqu'à ce qu'ils durcissent et que leur douceur se concentre. Glisse-les dans un panier tressé ; ils tiendront d'une lune à l'autre. Sur le chemin, fais-les tremper dans l'eau : ils s'ouvrent à nouveau comme au premier jour. Voilà le pain de ceux qui marchent entre les mondes.
Hinetītama
Ingrédients
  • Kūmara cuits au hāngīune grande réserve (base à sécher)
  • Soleil et fumée du foyerplusieurs jours (séchage et conservation)
Comment on faisait : Le kao était une technique māori essentielle de conservation du kūmara, qui ne se garde pas frais l'hiver. Cuit puis séché, il devenait une réserve précieuse et un en-cas de voyage, parfois offert lors d'échanges entre tribus. C'est l'ancêtre direct de la friandise séchée polynésienne.
Sources : Hiroa, Te Rangi (Peter Buck), The Coming of the Maori, 1949 · Best, Elsdon, Maori Agriculture, 1925