Amazake — boisson de riz fermenté au kōji
Un lait de riz épais et sucré, né de la seule fermentation du kōji, bu chaud dans la nuit froide. Douceur sans alcool, énergie du pèlerin et du veilleur.
Un lait de riz épais et sucré, né de la seule fermentation du kōji, bu chaud dans la nuit froide. Douceur sans alcool, énergie du pèlerin et du veilleur.
Quand la nuit s'étire et que la voix faiblit à force d'appeler le Nom, bois ceci, bien chaud. Ce n'est pas du saké — nulle ivresse n'entrera ici — seulement du riz que le ferment a rendu doux comme par grâce, sans qu'on y ajoute rien. Je le tiens au tiède toute une nuit auprès des braises, et au matin le riz s'est fait miel de lui-même. Réchauffe-t'en les mains et le ventre, puis reprends l'invocation : même le corps fatigué peut être soutenu, comme l'âme la plus humble peut être sauvée.
- •Riz cuit — un bol (base)
- •Riz ensemencé de kōji (kome-kōji) — un bol (ferment sucrant)
- •Eau chaude — à proportion (dilution)
Amazake — boisson de riz fermenté au kōji
Un lait de riz épais et sucré, né de la seule fermentation du kōji, bu chaud dans la nuit froide. Douceur sans alcool, énergie du pèlerin et du veilleur.
Pourquoi ce plat ? Sans une goutte d'alcool, cette boisson de riz que le kōji a sucré tout seul réchauffait les longues veillées de récitation du nembutsu. Douce, nourrissante, permise au moine abstinent : elle convenait à une communauté de fidèles ordinaires que Hōnen rassemblait, du plus pauvre au plus simple, autour du Nom d'Amida.
Quand la nuit s'étire et que la voix faiblit à force d'appeler le Nom, bois ceci, bien chaud. Ce n'est pas du saké — nulle ivresse n'entrera ici — seulement du riz que le ferment a rendu doux comme par grâce, sans qu'on y ajoute rien. Je le tiens au tiède toute une nuit auprès des braises, et au matin le riz s'est fait miel de lui-même. Réchauffe-t'en les mains et le ventre, puis reprends l'invocation : même le corps fatigué peut être soutenu, comme l'âme la plus humble peut être sauvée.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz cuit — un bol (base)
- Riz ensemencé de kōji (kome-kōji) — un bol (ferment sucrant)
- Eau chaude — à proportion (dilution)
Ingrédients
- Riz rond cuit (ou gruau épais) — 200 g (base)
- Kome-kōji (riz kōji) — 200 g (ferment qui sucre)
- Eau — 400 ml (dilution)
- Gingembre frais (optionnel) — quelques lamelles (parfum au service)
Préparation
- Refroidir le riz cuit vers 60 °C (tiède, jamais brûlant, sous peine de tuer les enzymes).
- Mélanger riz, kōji et eau dans un récipient.
- Maintenir à 55–60 °C pendant 8 à 10 h (yaourtière, thermos, ou près d'une source de chaleur douce), en remuant de temps en temps.
- Le mélange devient sucré et parfumé : mixer pour une texture lisse, ou laisser tel quel.
- Allonger d'un peu d'eau, réchauffer (sans bouillir) et servir brûlant, éventuellement avec une lamelle de gingembre.
- Se conserve quelques jours au frais.
Comment on faisait : L'amazake « d'une nuit » (ichiya-zake) est attesté de longue date au Japon ; la fermentation par le kōji sucre le riz sans produire d'alcool, ce qui en faisait une boisson énergétique acceptable pour les religieux et le petit peuple, consommée chaude en hiver et lors des fêtes.
Le twist contemporain : Servi glacé et fouetté avec un peu d'eau, façon smoothie probiotique — l'« ancêtre nippon » du lait végétal fermenté.
Honen · Charactorium
