Oie rôtie au miel, figues et coriandre
Une oie dorée, laquée au miel et garnie de figues, parfumée à la coriandre et au cumin — le plat de fête par excellence, celui des banquets où l'on honorait les dieux et les ancêtres.
Une oie dorée, laquée au miel et garnie de figues, parfumée à la coriandre et au cumin — le plat de fête par excellence, celui des banquets où l'on honorait les dieux et les ancêtres.
Pour les jours de grande fête, quand mon nom résonne du temple jusqu'au fleuve, on m'apporte l'oie grasse des marais du Delta. On l'enduit de miel et l'on glisse en son ventre les figues mûres et la coriandre, puis on la fait tourner au-dessus des braises jusqu'à ce que sa peau brille comme l'or de mon trône. Garde-toi de la brûler, mortel : il faut la patience du veilleur. Quand le jus sucré coule sur le plat, sache que tu manges ce que les rois eux-mêmes offraient à ma gloire.
- •Oie grasse du Delta, plumée et vidée — une bête entière (pièce maîtresse)
- •Miel — généreusement (laque)
- •Figues fraîches ou sèches — une poignée (garniture sucrée)
- •Coriandre en grains et cumin — au mortier (épices)
- •Sel — à la main (assaisonnement)
Oie rôtie au miel, figues et coriandre
Une oie dorée, laquée au miel et garnie de figues, parfumée à la coriandre et au cumin — le plat de fête par excellence, celui des banquets où l'on honorait les dieux et les ancêtres.
Pourquoi ce plat ? L'oie grasse est l'une des volailles les plus prisées des offrandes de fête et des banquets funéraires ; on la voit gavée, plumée et rôtie sur les fresques. Lors des grandes processions d'Isis, les volailles rôties couronnaient la table dressée devant la déesse mère, protectrice des vivants et des morts.
Pour les jours de grande fête, quand mon nom résonne du temple jusqu'au fleuve, on m'apporte l'oie grasse des marais du Delta. On l'enduit de miel et l'on glisse en son ventre les figues mûres et la coriandre, puis on la fait tourner au-dessus des braises jusqu'à ce que sa peau brille comme l'or de mon trône. Garde-toi de la brûler, mortel : il faut la patience du veilleur. Quand le jus sucré coule sur le plat, sache que tu manges ce que les rois eux-mêmes offraient à ma gloire.
Ingrédients (version d’époque)
- Oie grasse du Delta, plumée et vidée — une bête entière (pièce maîtresse)
- Miel — généreusement (laque)
- Figues fraîches ou sèches — une poignée (garniture sucrée)
- Coriandre en grains et cumin — au mortier (épices)
- Sel — à la main (assaisonnement)
Ingrédients
- Oie (ou gros canard à défaut) — 1 (environ 4 kg) (pièce maîtresse)
- Miel — 4 c. à soupe (laque)
- Figues sèches — 10 (garniture)
- Graines de coriandre — 1 c. à soupe (épice)
- Cumin moulu — 1 c. à café (épice)
- Sel et un filet d'huile d'olive — selon goût (assaisonnement)
Préparation
- Écraser coriandre et cumin au mortier, mélanger avec le sel et un peu d'huile.
- Frotter l'oie de ce mélange, dedans et dehors, garnir la cavité de figues.
- Rôtir à 180 °C en arrosant régulièrement du jus de cuisson, environ 30 min par kilo.
- À mi-cuisson, badigeonner de miel et poursuivre pour laquer la peau.
- Laisser reposer 15 minutes avant de découper, servir avec les figues fondantes.
Comment on faisait : Les Égyptiens élevaient et gavaient oies et canards ; les volailles étaient rôties à la broche au-dessus des braises ou cuites dans des fours de terre. Le miel et les fruits servaient à la fois de conservateur et de marque de luxe. Le poivre n'existait pas encore dans la cuisine courante : on relevait au cumin, à la coriandre et à l' aneth.
Le twist contemporain : Dresser l'oie sur un lit de figues rôties et de feuilles de coriandre fraîche, façon « banquet de temple » revisité.
Sources : Joyce Tyldesley, « The Penguin Book of Myths and Legends of Ancient Egypt » · Pierre Tallet, « Histoire de la cuisine et de la gastronomie égyptiennes » (revue Égypte, Afrique & Orient)
Isis · Charactorium


