La carte de Jean Anouilh
Le café (clôture du repas, carburant des nuits de travail)

Café filtre serré

BoissonDocumentéefacile5 min

Un café noir et corsé, passé goutte à goutte sur la poudre tassée, servi très chaud dans une petite tasse épaisse, sans rien pour en adoucir l'amertume.

Le café (clôture du repas, carburant des nuits de travail)

Un café noir et corsé, passé goutte à goutte sur la poudre tassée, servi très chaud dans une petite tasse épaisse, sans rien pour en adoucir l'amertume.

Le café, voyez-vous, c'est l'heure où la pièce se réveille. On tasse la poudre dans le filtre, on verse l'eau frémissante par petites fois — surtout pas bouillante, elle brûlerait l'arôme — et l'on écoute tomber les gouttes comme on écoute un silence au théâtre. Je le prenais noir, serré, sans sucre, devant la machine à écrire, quand Paris dormait et que les répliques, enfin, consentaient à venir. Trois tasses, et un acte tenait debout.
Jean Anouilh
Ingrédients
  • Café moulu (torréfaction foncée)une cuillerée bombée par tasse (base)
  • Eau frémissanteune petite tasse par dose (extraction)
Comment on faisait : Le café filtre, passé sur la poudre par gravité, s'est imposé dans les foyers et les cafés français dès la fin du XIXe siècle ; on le buvait serré et noir, le sucre restant une affaire de goût personnel.
Sources : Histoire du café en France, ouvrages de référence sur les cafés parisiens

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