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Le thé de Mr Locke
Pourquoi ce plat ? Locke appréciait le thé, boisson alors nouvelle et à la mode dans l'Angleterre du XVIIe siècle, et fréquentait les milieux où l'on adoptait ces breuvages exotiques. Le thé incarnait à la fois la curiosité scientifique, la sociabilité savante et la modération médicale qu'il prônait.
Une infusion claire et ambrée de feuilles de thé de Chine, bue chaude, sans lait, dans de petites tasses de porcelaine importée. La boisson neuve et raffinée des esprits curieux.
On me dit excentrique de priser cette feuille venue de la Chine, mais j'y trouve plus de profit qu'au vin, qui trouble la cervelle et échauffe le sang. On verse sur quelques feuilles une eau bouillante, on laisse infuser le temps d'une courte méditation, puis l'on boit clair, dans ces petites coupes de porcelaine que les marchands hollandais rapportent à grands frais. Le breuvage est amer, je vous l'accorde, mais il éveille l'esprit sans l'enivrer — et n'est-ce pas là tout ce qu'un homme de raison doit demander à sa boisson ?
- •Feuilles de thé de Chine (thé vert ou noir) — une pincée par tasse (infusion)
- •Eau de source bouillante — une tasse par convive (extraction)
- •Sucre candi (facultatif, à la mode) — un morceau (douceur optionnelle)
Le thé de Mr Locke
Une infusion claire et ambrée de feuilles de thé de Chine, bue chaude, sans lait, dans de petites tasses de porcelaine importée. La boisson neuve et raffinée des esprits curieux.
Pourquoi ce plat ? Locke appréciait le thé, boisson alors nouvelle et à la mode dans l'Angleterre du XVIIe siècle, et fréquentait les milieux où l'on adoptait ces breuvages exotiques. Le thé incarnait à la fois la curiosité scientifique, la sociabilité savante et la modération médicale qu'il prônait.
On me dit excentrique de priser cette feuille venue de la Chine, mais j'y trouve plus de profit qu'au vin, qui trouble la cervelle et échauffe le sang. On verse sur quelques feuilles une eau bouillante, on laisse infuser le temps d'une courte méditation, puis l'on boit clair, dans ces petites coupes de porcelaine que les marchands hollandais rapportent à grands frais. Le breuvage est amer, je vous l'accorde, mais il éveille l'esprit sans l'enivrer — et n'est-ce pas là tout ce qu'un homme de raison doit demander à sa boisson ?
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles de thé de Chine (thé vert ou noir) — une pincée par tasse (infusion)
- Eau de source bouillante — une tasse par convive (extraction)
- Sucre candi (facultatif, à la mode) — un morceau (douceur optionnelle)
Ingrédients
- Thé en feuilles (vert de Chine ou noir léger) — 1 c. à café par tasse (infusion)
- Eau frémissante (80-90 °C) — 20 cl par tasse (extraction)
- Sucre — selon le goût (facultatif) (douceur)
Préparation
- Chauffez l'eau juste avant l'ébullition (vers 85 °C pour un thé vert, plus chaud pour un noir).
- Ébouillantez la théière ou les tasses pour les réchauffer, puis jetez cette eau.
- Déposez le thé, versez l'eau chaude et laissez infuser 2 à 3 minutes.
- Servez clair dans de petites tasses, sucrez à part si désiré — pas de lait, à la mode du XVIIe siècle.
Comment on faisait : Le thé arrive en Angleterre vers le milieu du XVIIe siècle, d'abord par les Provinces-Unies, et se vend très cher dans les coffee-houses de Londres. On le buvait clair, dans de petites tasses de porcelaine de Chine sans anse, parfois sucré au sucre candi mais rarement au lait à cette date. C'était une boisson de curieux, de marchands et d'érudits, associée à la nouveauté et à la science.
Le twist contemporain : Présentez-le en théière transparente pour admirer la couleur ambrée se développer : la « tabula rasa » de l'eau s'imprégnant peu à peu de l'expérience des feuilles, un clin d'œil à l'empirisme du maître.
John Locke · Charactorium





