La carte de Jules Verne
Biscuit de mer du Saint-Michel
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Le vivre de bord (ration du carré du yacht)

Biscuit de mer du Saint-Michel

VoyageReconstitution🧂facile1 h 30
Le vivre de bord (ration du carré du yacht)

Biscuit de mer du Saint-Michel

Pourquoi ce plat ? Verne possédait trois yachts successifs nommés Saint-Michel et naviguait sur la Manche et au-delà. À bord, comme sur tous les navires de l'époque, le biscuit de mer — galette dure et inaltérable — était le pain du voyageur, celui qui ne moisit pas et accompagne les longues traversées de ses romans.

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Le vivre de bord (ration du carré du yacht)

Le célèbre « pain de mer » : une galette de farine et d'eau, deux fois cuite jusqu'à devenir dure comme bois, conçue pour se garder des mois. On la trempe dans la soupe ou le café pour l'attendrir.

À bord du Saint-Michel, point de boulanger ! Le pain frais s'y gâte en deux jours ; on lui préfère donc le biscuit de mer, dur sous la dent comme un galet de grève, mais qui défie les semaines et l'humidité du large. Trempez-le dans votre bouillon ou votre café, matelot, et il s'amollit assez pour qu'on le mange. Rude, je vous l'accorde — mais c'est de ce pain-là que se nourrissent ceux qui partent vraiment, et non ceux qui rêvent au coin du feu.
Jules Verne
Ingrédients
  • Farine de fromenten quantité (base)
  • Eauce qu'il faut (liant)
  • Selune pincée (goût et conservation)
Comment on faisait : Le biscuit de mer (ou « pain de guerre ») était cuit deux fois pour évacuer toute humidité et pouvait se garder des mois en cale. C'était la ration de base de tous les marins jusqu'au XXe siècle ; on le ramollissait dans le café, la soupe ou le vin.
Sources : Histoire de l'alimentation maritime ; ration de biscuit de mer des marines du XIXe siècle

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