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Biscuit de mer du Saint-Michel
Pourquoi ce plat ? Verne possédait trois yachts successifs nommés Saint-Michel et naviguait sur la Manche et au-delà. À bord, comme sur tous les navires de l'époque, le biscuit de mer — galette dure et inaltérable — était le pain du voyageur, celui qui ne moisit pas et accompagne les longues traversées de ses romans.
Le célèbre « pain de mer » : une galette de farine et d'eau, deux fois cuite jusqu'à devenir dure comme bois, conçue pour se garder des mois. On la trempe dans la soupe ou le café pour l'attendrir.
À bord du Saint-Michel, point de boulanger ! Le pain frais s'y gâte en deux jours ; on lui préfère donc le biscuit de mer, dur sous la dent comme un galet de grève, mais qui défie les semaines et l'humidité du large. Trempez-le dans votre bouillon ou votre café, matelot, et il s'amollit assez pour qu'on le mange. Rude, je vous l'accorde — mais c'est de ce pain-là que se nourrissent ceux qui partent vraiment, et non ceux qui rêvent au coin du feu.
- •Farine de froment — en quantité (base)
- •Eau — ce qu'il faut (liant)
- •Sel — une pincée (goût et conservation)
Biscuit de mer du Saint-Michel
Le célèbre « pain de mer » : une galette de farine et d'eau, deux fois cuite jusqu'à devenir dure comme bois, conçue pour se garder des mois. On la trempe dans la soupe ou le café pour l'attendrir.
Pourquoi ce plat ? Verne possédait trois yachts successifs nommés Saint-Michel et naviguait sur la Manche et au-delà. À bord, comme sur tous les navires de l'époque, le biscuit de mer — galette dure et inaltérable — était le pain du voyageur, celui qui ne moisit pas et accompagne les longues traversées de ses romans.
À bord du Saint-Michel, point de boulanger ! Le pain frais s'y gâte en deux jours ; on lui préfère donc le biscuit de mer, dur sous la dent comme un galet de grève, mais qui défie les semaines et l'humidité du large. Trempez-le dans votre bouillon ou votre café, matelot, et il s'amollit assez pour qu'on le mange. Rude, je vous l'accorde — mais c'est de ce pain-là que se nourrissent ceux qui partent vraiment, et non ceux qui rêvent au coin du feu.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — en quantité (base)
- Eau — ce qu'il faut (liant)
- Sel — une pincée (goût et conservation)
Ingrédients
- Farine de blé (T65) — 300 g (base)
- Eau — 130 ml environ (liant)
- Sel — 1 cuillère à café (assaisonnement)
Préparation
- Mélanger farine et sel, ajouter l'eau peu à peu pour obtenir une pâte ferme et sèche.
- Pétrir longuement puis abaisser sur 1 cm d'épaisseur ; découper des carrés et les piquer à la fourchette.
- Cuire à 200 °C environ 25 min jusqu'à coloration.
- Baisser le four à 120 °C et laisser sécher 1 h de plus (la double cuisson rend le biscuit dur et inaltérable).
- Refroidir complètement ; conserver au sec dans une boîte hermétique.
Comment on faisait : Le biscuit de mer (ou « pain de guerre ») était cuit deux fois pour évacuer toute humidité et pouvait se garder des mois en cale. C'était la ration de base de tous les marins jusqu'au XXe siècle ; on le ramollissait dans le café, la soupe ou le vin.
Le twist contemporain : Le servir cassé en éclats avec une rillette de sardine et un beurre demi-sel, en planche « cambuse de Verne ».
Sources : Histoire de l'alimentation maritime ; ration de biscuit de mer des marines du XIXe siècle
Jules Verne · Charactorium





