Chachlik du Caucase, brochettes d'agneau mariné
Des morceaux d'agneau marinés à l'oignon et au vinaigre, embrochés et grillés sur la braise — saveur de bivouac découverte par Dumas dans les montagnes du Caucase.
Des morceaux d'agneau marinés à l'oignon et au vinaigre, embrochés et grillés sur la braise — saveur de bivouac découverte par Dumas dans les montagnes du Caucase.
Ah, le Caucase ! Là-bas, point de nappe ni de fourchette d'argent : on tranche le mouton, on le laisse mordre dans l'oignon et le vinaigre, puis on l'enfile sur une baguette de fer pour le rôtir à même la braise. J'ai mangé ce chachlik accroupi près du feu, parmi des hommes que je ne comprenais qu'à demi, et je te jure qu'aucun dîner de la Porte-Saint-Martin ne m'a paru si bon. Voilà ce que voyager veut dire : rapporter des goûts qu'aucun salon parisien ne connaît !
- •Épaule ou gigot d'agneau — une belle pièce coupée en cubes (viande)
- •Oignons — plusieurs émincés (marinade)
- •Vinaigre de vin — un bon verre (attendrir et parfumer)
- •Sel et poivre — généreusement (assaisonnement)
Chachlik du Caucase, brochettes d'agneau mariné
Des morceaux d'agneau marinés à l'oignon et au vinaigre, embrochés et grillés sur la braise — saveur de bivouac découverte par Dumas dans les montagnes du Caucase.
Pourquoi ce plat ? Lors de son grand voyage en Russie et au Caucase (1858-1859), raconté dans « Le Caucase », Dumas découvre et décrit le chachlik, ces brochettes d'agneau grillées au feu de camp. Ce plat-souvenir incarne le Dumas globe-trotter et curieux de toutes les tables.
Ah, le Caucase ! Là-bas, point de nappe ni de fourchette d'argent : on tranche le mouton, on le laisse mordre dans l'oignon et le vinaigre, puis on l'enfile sur une baguette de fer pour le rôtir à même la braise. J'ai mangé ce chachlik accroupi près du feu, parmi des hommes que je ne comprenais qu'à demi, et je te jure qu'aucun dîner de la Porte-Saint-Martin ne m'a paru si bon. Voilà ce que voyager veut dire : rapporter des goûts qu'aucun salon parisien ne connaît !
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule ou gigot d'agneau — une belle pièce coupée en cubes (viande)
- Oignons — plusieurs émincés (marinade)
- Vinaigre de vin — un bon verre (attendrir et parfumer)
- Sel et poivre — généreusement (assaisonnement)
Ingrédients
- Épaule d'agneau désossée — 800 g en cubes de 4 cm (viande)
- Oignons — 3 gros, émincés (marinade)
- Vinaigre de vin — 10 cl (attendrir)
- Sel, poivre noir concassé — généreusement (assaisonnement)
- Huile — 2 c. à soupe (marinade)
Préparation
- Mélangez l'agneau avec les oignons émincés, le vinaigre, l'huile, le sel et le poivre.
- Laissez mariner au frais au moins 4 heures, idéalement une nuit.
- Enfilez les cubes sur des brochettes, sans serrer.
- Grillez sur des braises vives (ou sur un gril très chaud) 8 à 12 minutes en tournant, jusqu'à ce que la viande soit dorée dehors et rosée dedans.
- Servez aussitôt avec des oignons crus et du pain plat.
Comment on faisait : Dans le Caucase du XIXe siècle, le chachlik se grillait au bivouac sur des broches de fer, au-dessus d'un feu de bois, sans autre apprêt que sel, oignon et un acide. Dumas en décrit la préparation rustique dans ses impressions de voyage.
Le twist contemporain : Servez les brochettes sur un lit d'oignons rouges marinés au sumac pour un clin d'œil aux saveurs caucasiennes d'aujourd'hui.
Sources : Alexandre Dumas, Le Caucase, 1859 · Alexandre Dumas, Impressions de voyage en Russie, 1858-1859
Alexandre Dumas · Charactorium