La carte de Aimé Bonpland
Le casabe de l'Orénoque (galette de manioc)
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Pain de voyage indigène — la galette plate qui remplace le pain de froment

Le casabe de l'Orénoque (galette de manioc)

VoyageDocumentée🧂moyen30 min
Pain de voyage indigène — la galette plate qui remplace le pain de froment

Le casabe de l'Orénoque (galette de manioc)

Pourquoi ce plat ? Pendant la remontée de l'Orénoque avec Humboldt (1800), Bonpland vécut de la nourriture des villages riverains. Le casabe, galette de manioc qui se conserve des semaines, fut le pain quotidien de l'expédition là où le blé n'existait pas.

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Pain de voyage indigène — la galette plate qui remplace le pain de froment

Une grande galette mince et croustillante faite de manioc amer râpé, pressé pour en extraire le suc toxique, puis cuit sur une plaque chaude. Sans levain, presque sans goût, elle se garde longtemps et se trempe dans les bouillons : le pain idéal du voyageur sous les tropiques.

Quand nous remontions l'Orénoque, Monsieur von Humboldt et moi, point de froment ni de four à plus de cent lieues. Les Indiens nous enseignèrent le casabe : ils râpent cette racine de manioc qui recèle, prenez-y garde, un suc vénéneux qu'il faut absolument exprimer dans une presse de vannerie avant cuisson. On étale alors la farine humide sur une plaque brûlante, et il en sort une galette sèche qui se garde des semaines entières par la plus grande chaleur — j'en ai conservé dans mes bagages avec mes herbiers, et elle ne m'a jamais trahi.
Aimé Bonpland
Ingrédients
  • Racines de manioc amer râpées et presséesà volonté (farine de base)
  • Eauun peu (liaison de la pâte)
Comment on faisait : Le manioc amer contient des composés cyanogènes ; les peuples amérindiens avaient mis au point un procédé sophistiqué (râpage, pressage dans un tube de vannerie nommé sebucán, cuisson) pour le rendre comestible. Humboldt décrivit le casabe dans son récit de voyage comme l'aliment de base des populations de l'Orénoque.

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