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Sardines de Nantes à l'huile
Pourquoi ce plat ? Nantes, ville natale de Verne, fut une capitale de la conserverie au XIXe siècle. La sardine sertie dans sa boîte de fer-blanc incarne à merveille l'esprit vernien : la science d'Appert qui dompte le temps et permet de partir au long cours. C'est le vivre qu'emportent ses héros — et lui-même sur le Saint-Michel.
Des sardines fraîches frites puis rangées dans l'huile, qui se gardent des mois. À l'origine destinées à la boîte sertie, on les prépare ici en bocal : un concentré de mer salin et savoureux.
Voilà le génie de mon siècle tenu dans une boîte de fer-blanc ! Le sieur Appert l'a découvert : chauffez, sertissez, et le temps n'a plus de prise sur les aliments. Mes Nantais en ont fait tout un commerce avec leurs sardines. Croyez-moi, quand on lève l'ancre pour des semaines, rien ne vaut cette petite réserve d'argent et d'huile : c'est la mer elle-même mise en conserve, prête à suivre l'aventurier au bout du monde.
- •Sardines fraîches — plusieurs douzaines (poisson)
- •Gros sel — à volonté (saumure et conservation)
- •Huile d'olive — de quoi couvrir (milieu de conservation)
Sardines de Nantes à l'huile
Des sardines fraîches frites puis rangées dans l'huile, qui se gardent des mois. À l'origine destinées à la boîte sertie, on les prépare ici en bocal : un concentré de mer salin et savoureux.
Pourquoi ce plat ? Nantes, ville natale de Verne, fut une capitale de la conserverie au XIXe siècle. La sardine sertie dans sa boîte de fer-blanc incarne à merveille l'esprit vernien : la science d'Appert qui dompte le temps et permet de partir au long cours. C'est le vivre qu'emportent ses héros — et lui-même sur le Saint-Michel.
Voilà le génie de mon siècle tenu dans une boîte de fer-blanc ! Le sieur Appert l'a découvert : chauffez, sertissez, et le temps n'a plus de prise sur les aliments. Mes Nantais en ont fait tout un commerce avec leurs sardines. Croyez-moi, quand on lève l'ancre pour des semaines, rien ne vaut cette petite réserve d'argent et d'huile : c'est la mer elle-même mise en conserve, prête à suivre l'aventurier au bout du monde.
Ingrédients (version d’époque)
- Sardines fraîches — plusieurs douzaines (poisson)
- Gros sel — à volonté (saumure et conservation)
- Huile d'olive — de quoi couvrir (milieu de conservation)
Ingrédients
- Sardines fraîches — 12, vidées et étêtées (poisson)
- Gros sel — 2 cuillères à soupe (dégorgement)
- Huile d'olive — 300 ml environ (conservation)
- Laurier et grains de poivre — quelques-uns (parfum)
Préparation
- Saler les sardines vidées et les laisser dégorger 1 heure, puis les rincer et bien les sécher.
- Les faire frire ou poêler rapidement à l'huile chaude des deux côtés.
- Les ranger serrées dans un bocal ébouillanté avec laurier et poivre.
- Couvrir entièrement d'huile d'olive, fermer hermétiquement.
- Stériliser le bocal au bain-marie 30 min ; laisser « bonifier » au moins une semaine avant de déguster.
Comment on faisait : Nicolas Appert publie en 1810 son procédé de conservation par la chaleur (« appertisation »). Nantes développe au XIXe siècle d'importantes conserveries de sardines, expédiées dans le monde entier. À l'époque, la stérilisation se faisait dans des boîtes de fer-blanc serties à la main.
Le twist contemporain : Servir à la cuillère sur du pain grillé frotté de citron, avec une boîte ouverte posée à côté en hommage assumé à la conserve d'origine.
Sources : Nicolas Appert, L'Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales (1810) ; histoire de la conserverie nantaise
Jules Verne · Charactorium





