La carte de Alphonse Daudet
Bouchée à tartiner / en-cas de garrigue (à grignoter sur le pouce)

La tapenade des chasseurs

ConservationDocumentée🧂 ☕ 🍄facile15 min

Une pâte sombre et corsée d'olives noires, câpres et anchois pilés à l'huile d'olive. Elle se garde plusieurs jours en pot et se tartine sur du pain : l'idéal pour une halte dans la garrigue, fusil à l'épaule.

Bouchée à tartiner / en-cas de garrigue (à grignoter sur le pouce)

Une pâte sombre et corsée d'olives noires, câpres et anchois pilés à l'huile d'olive. Elle se garde plusieurs jours en pot et se tartine sur du pain : l'idéal pour une halte dans la garrigue, fusil à l'épaule.

Tartarin lui-même n'eût pas chassé la casquette à la main sans un pot de tapenade dans la gibecière ! On pile les olives noires avec les câpres et les anchois, on noie le tout d'huile d'olive, et voilà une pâte noire et drue qui se garde et qui réveille un quignon de pain mieux qu'un coup de clairon. Sous le soleil de Tarascon, entre deux coups de fusil tirés dans le vide, croyez-moi, rien ne console mieux l'estomac du chasseur bredouille.
Alphonse Daudet
Ingrédients
  • Olives noires de Provence dénoyautéesune bonne poignée (base)
  • Câpres au selune cuillerée (pointe acidulée et amère)
  • Filets d'anchois salésquelques-uns (umami salé)
  • Huile d'olivece qu'il faut (liant)
  • Herbes de garrigue (thym)une pincée (parfum du Midi)
Comment on faisait : Le mot « tapenade » vient du provençal tapeno, la câpre. Mise au point à Marseille à la fin du XIXe siècle mais héritière de pâtes d'olives bien plus anciennes, elle se conservait en pot sous l'huile, ce qui en faisait une provision de longue garde idéale pour les courses dans la garrigue.
Sources : J.-B. Reboul, La Cuisinière provençale (1897)

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