La carte de Alexandre Falguière
La réserve (lo confit du toupin)

Confit de canard de la réserve

ConservationDocumentée🧂 🍄moyen3 h 30 (+ salaison la veille)

Des cuisses de canard salées puis cuites très lentement dans leur propre graisse, puis conservées dedans à l'abri de l'air. Une technique de conservation qui est aussi une des plus grandes douceurs de la table gasconne.

La réserve (lo confit du toupin)

Des cuisses de canard salées puis cuites très lentement dans leur propre graisse, puis conservées dedans à l'abri de l'air. Une technique de conservation qui est aussi une des plus grandes douceurs de la table gasconne.

Voici le trésor de la maison gasconne, le pot de confit. On salait les cuisses la veille, à plein gros sel, puis on les faisait cuire tout doucement dans la graisse, sans jamais qu'elle bouillonne — juste un frémissement, comme la patience qu'il faut devant une terre glaise qu'on ne brusque pas. Ensuite, on rangeait tout dans le toupin, ce pot de grès, bien noyé sous la graisse, à la cave. Et tout l'hiver on y puisait : un morceau pour la garbure, un autre rissolé pour les jours pressés. Rien ne se perdait, tout se gardait. C'est une sagesse de pauvre devenue un régal de roi.
Alexandre Falguière
Ingrédients
  • Cuisses de canard (ou d'oie) grassesselon la réserve voulue (viande)
  • Gros selune bonne poignée (salaison et conservation)
  • Graisse de canard ou d'oiede quoi immerger (cuisson et protection)
  • Ail, thym, laurier, poivreselon goût (aromates)
Comment on faisait : Le confit était la grande réserve protéique de l'année dans les fermes du Sud-Ouest : conservé sous graisse dans un « toupin » de grès à la cave, il pouvait tenir plusieurs mois. C'est le sous-produit naturel de l'élevage de l'oie et du canard pour le foie gras.
Sources : Traités d'économie domestique gasconne du XIXe s. sur la conservation sous graisse · Prosper Montagné, sur les techniques de confit du Sud-Ouest

Voir aussi