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Le potage Parmentier des matins londoniens
Pourquoi ce plat ? Après l'échec de la manifestation de juin 1849, Ledru-Rollin s'exile à Londres de 1849 à 1870. Loin des fastes parisiens, l'exilé politique vit frugalement : un potage de poireaux et pommes de terre, peu coûteux et réconfortant, évoque cette longue traversée du désert anglais.
Une soupe veloutée et lisse de poireaux et pommes de terre, liée d'un peu de beurre ou de crème. Bon marché, elle se prépare en grande quantité et se réchauffe plusieurs jours — la cuisine de qui doit compter ses shillings en exil.
Londres, citoyen, c'est le brouillard et la solitude — mais un homme proscrit apprend à se contenter de peu. Ce potage de poireaux et de pommes de terre, je le faisais en pleine marmite ; il tient trois jours et réchauffe l'âme autant que le corps. On l'écrase à la fourchette, on y noie un morceau de beurre, et l'on songe à la patrie en attendant des jours meilleurs. La République reviendra, voyez-vous, mais d'ici là il faut bien souper.
- •Poireaux — quelques-uns (base aromatique)
- •Pommes de terre — plusieurs (corps du potage)
- •Beurre — un morceau (liaison)
- •Bouillon ou eau — selon (liquide)
- •Sel — à discrétion (assaisonnement)
Le potage Parmentier des matins londoniens
Une soupe veloutée et lisse de poireaux et pommes de terre, liée d'un peu de beurre ou de crème. Bon marché, elle se prépare en grande quantité et se réchauffe plusieurs jours — la cuisine de qui doit compter ses shillings en exil.
Pourquoi ce plat ? Après l'échec de la manifestation de juin 1849, Ledru-Rollin s'exile à Londres de 1849 à 1870. Loin des fastes parisiens, l'exilé politique vit frugalement : un potage de poireaux et pommes de terre, peu coûteux et réconfortant, évoque cette longue traversée du désert anglais.
Londres, citoyen, c'est le brouillard et la solitude — mais un homme proscrit apprend à se contenter de peu. Ce potage de poireaux et de pommes de terre, je le faisais en pleine marmite ; il tient trois jours et réchauffe l'âme autant que le corps. On l'écrase à la fourchette, on y noie un morceau de beurre, et l'on songe à la patrie en attendant des jours meilleurs. La République reviendra, voyez-vous, mais d'ici là il faut bien souper.
Ingrédients (version d’époque)
- Poireaux — quelques-uns (base aromatique)
- Pommes de terre — plusieurs (corps du potage)
- Beurre — un morceau (liaison)
- Bouillon ou eau — selon (liquide)
- Sel — à discrétion (assaisonnement)
Ingrédients
- Blancs de poireaux — 4 (base aromatique)
- Pommes de terre à chair farineuse — 500 g (corps du potage)
- Beurre — 30 g (liaison)
- Bouillon de légumes — 1 litre (liquide)
- Crème fraîche — 2 c. à soupe (facultatif) (onctuosité)
- Sel, poivre — à discrétion (assaisonnement)
Préparation
- Émincer les blancs de poireaux et les faire suer doucement au beurre sans coloration.
- Ajouter les pommes de terre coupées en morceaux, couvrir de bouillon, saler.
- Cuire à frémissement 25 à 30 minutes, jusqu'à ce que les pommes de terre s'écrasent.
- Mixer (ou écraser à la fourchette pour une version d'époque), rectifier l'assaisonnement.
- Ajouter hors du feu une noix de beurre ou la crème, et servir bien chaud.
Comment on faisait : Avant le mixeur, on passait le potage au tamis ou au moulin à légumes, ou on l'écrasait simplement à la fourchette pour une texture rustique. La pomme de terre, longtemps méprisée, s'était imposée dans l'alimentation française et anglaise dès la fin du XVIIIe siècle. C'est la soupe économe par excellence, qui ne demande presque rien et nourrit beaucoup.
Le twist contemporain : Servir froid à la manière d'une vichyssoise (créée plus tard par un chef d'origine française à New York), parsemé de ciboulette ciselée et d'un filet d'huile.
Sources : Tradition du potage Parmentier ; cuisine populaire française et anglaise du XIXe siècle
Alexandre Auguste Ledru-Rollin · Charactorium





