retournerʻAwa — boisson de racine de kava
ʻAwa — boisson de racine de kava
Pourquoi ce plat ? À la cour de Kamehameha Ier, dont Kaʻahumanu fut l'épouse favorite et la conseillère, l'ʻawa accompagnait les conseils, les serments et les délibérations des chefs : on la partageait pour sceller les décisions et apaiser les esprits. Reine au pouvoir politique immense — elle gouverna comme kuhina nui (co-régente) —, Kaʻahumanu connut ces cercles graves où la coupe d'ʻawa circulait avant qu'on ne tranche du sort du royaume.
Une boisson terreuse et grise, à l'amertume franche, obtenue en pressant la racine d'ʻawa (kava) dans l'eau. Légèrement engourdissante pour la langue et les lèvres, apaisante, elle se buvait au creux d'une coupe partagée lors des moments solennels. (Inspiré d'un usage cérémoniel hawaïen, présenté ici avec respect.)
Avant que les chefs ne décident du sort des îles, on faisait passer la coupe — celle-ci. La racine d'ʻawa, on la travaille longuement dans l'eau jusqu'à ce qu'elle rende sa force, puis on filtre et l'on boit ce breuvage amer et trouble. Il engourdit la langue, il calme le sang bouillant, il fait taire les colères pour que les paroles soient sages. Bois lentement, par petites gorgées : ce n'est pas une boisson de soif, c'est une boisson de réflexion.
- •Racine d'ʻawa (kava, Piper methysticum) — une bonne racine (principe actif et amertume)
- •Eau fraîche — à volonté (extraction)
ʻAwa — boisson de racine de kava
Une boisson terreuse et grise, à l'amertume franche, obtenue en pressant la racine d'ʻawa (kava) dans l'eau. Légèrement engourdissante pour la langue et les lèvres, apaisante, elle se buvait au creux d'une coupe partagée lors des moments solennels. (Inspiré d'un usage cérémoniel hawaïen, présenté ici avec respect.)
Pourquoi ce plat ? À la cour de Kamehameha Ier, dont Kaʻahumanu fut l'épouse favorite et la conseillère, l'ʻawa accompagnait les conseils, les serments et les délibérations des chefs : on la partageait pour sceller les décisions et apaiser les esprits. Reine au pouvoir politique immense — elle gouverna comme kuhina nui (co-régente) —, Kaʻahumanu connut ces cercles graves où la coupe d'ʻawa circulait avant qu'on ne tranche du sort du royaume.
Avant que les chefs ne décident du sort des îles, on faisait passer la coupe — celle-ci. La racine d'ʻawa, on la travaille longuement dans l'eau jusqu'à ce qu'elle rende sa force, puis on filtre et l'on boit ce breuvage amer et trouble. Il engourdit la langue, il calme le sang bouillant, il fait taire les colères pour que les paroles soient sages. Bois lentement, par petites gorgées : ce n'est pas une boisson de soif, c'est une boisson de réflexion.
Ingrédients (version d’époque)
- Racine d'ʻawa (kava, Piper methysticum) — une bonne racine (principe actif et amertume)
- Eau fraîche — à volonté (extraction)
Ingrédients
- Racine de kava moulue (qualité boisson, « noble kava ») — 30 g (base)
- Eau — 500 ml (extraction)
- Eau de coco (facultatif) — 100 ml (adoucir l'amertume)
Préparation
- Placer la racine moulue dans un linge fin ou un sac à kava, immerger dans l'eau tiède.
- Pétrir et presser vigoureusement le sachet dans l'eau 5 à 10 min, jusqu'à ce que le liquide devienne trouble et beige.
- Bien essorer le linge pour extraire le maximum, puis jeter le marc.
- Adoucir éventuellement d'un peu d'eau de coco. Servir frais, dans une coupe partagée, à boire à petites gorgées.
- À consommer avec modération : le kava a un effet relaxant et engourdissant ; à éviter avec l'alcool, certains médicaments, et déconseillé aux mineurs et aux femmes enceintes.
Comment on faisait : Dans tout le Pacifique, l'ʻawa/kava était préparée en mâchant ou en pilant la racine, puis en la malaxant dans l'eau avant de filtrer à travers des fibres végétales. À Hawaï elle servait aux offrandes aux dieux, aux cérémonies des chefs, à la guérison et à la détente. Son amertume et son effet apaisant en faisaient une boisson grave, jamais frivole.
Le twist contemporain : Servie sur glace dans une demi-coquille de coco, avec un trait d'eau de coco et de citron vert : le « kava bar » du Pacifique réinvente la coupe des chefs.
Sources : E. S. Craighill Handy & Mary Kawena Pukui, The Polynesian Family System in Kaʻu, Hawaiʻi (1958)
Ka'ahumanu · Charactorium





