retournerDattes farcies au miel et aux pignons (dulcia domestica)
Dattes farcies au miel et aux pignons (dulcia domestica)
Pourquoi ce plat ? Lors de ses séjours à Alexandrie auprès de Cléopâtre, Antoine connut les festins les plus opulents de l'Antiquité. Les dattes, fruit d'Orient par excellence, farcies de noix et glacées au miel, incarnaient ce luxe hellénistique dont il avait tant le goût.
Dattes dénoyautées, farcies de pignons et d'une pointe de poivre, roulées dans le sel puis confites dans le miel chaud. Une bouchée sucrée-salée éblouissante, exactement comme Apicius la décrit.
À Alexandrie, on ne soupe pas, on triomphe à table ! Cléopâtre m'a fait découvrir ces dattes d'Orient gorgées de soleil, qu'on emplit de pignons et qu'on baigne dans le miel chaud — un mets digne d'un roi, et je n'ai jamais eu honte d'aimer ce qui est grand. Roule-les d'abord dans le sel, crois-moi : c'est le sel qui réveille le miel, comme la guerre réveille l'amour. Sers-les tièdes, et oublie pour un soir que Rome existe.
- •Dattes — une coupe (base)
- •Pignons de pin — une poignée (farce)
- •Poivre moulu — quelques grains (épice)
- •Sel — un peu (contraste)
- •Miel — à napper généreusement (confisage)
Dattes farcies au miel et aux pignons (dulcia domestica)
Dattes dénoyautées, farcies de pignons et d'une pointe de poivre, roulées dans le sel puis confites dans le miel chaud. Une bouchée sucrée-salée éblouissante, exactement comme Apicius la décrit.
Pourquoi ce plat ? Lors de ses séjours à Alexandrie auprès de Cléopâtre, Antoine connut les festins les plus opulents de l'Antiquité. Les dattes, fruit d'Orient par excellence, farcies de noix et glacées au miel, incarnaient ce luxe hellénistique dont il avait tant le goût.
À Alexandrie, on ne soupe pas, on triomphe à table ! Cléopâtre m'a fait découvrir ces dattes d'Orient gorgées de soleil, qu'on emplit de pignons et qu'on baigne dans le miel chaud — un mets digne d'un roi, et je n'ai jamais eu honte d'aimer ce qui est grand. Roule-les d'abord dans le sel, crois-moi : c'est le sel qui réveille le miel, comme la guerre réveille l'amour. Sers-les tièdes, et oublie pour un soir que Rome existe.
Ingrédients (version d’époque)
- Dattes — une coupe (base)
- Pignons de pin — une poignée (farce)
- Poivre moulu — quelques grains (épice)
- Sel — un peu (contraste)
- Miel — à napper généreusement (confisage)
Ingrédients
- Grosses dattes Medjool — 12 pièces (base)
- Pignons de pin — 40 g (farce)
- Poivre noir du moulin — 1 pincée (épice)
- Fleur de sel — 1 pincée (contraste)
- Miel — 100 g (confisage)
Préparation
- Dénoyauter les dattes en les fendant sur un côté.
- Les farcir de pignons de pin et d'un soupçon de poivre.
- Rouler légèrement chaque datte dans la fleur de sel.
- Faire chauffer doucement le miel dans une poêle.
- Y déposer les dattes et les laisser confire 2 à 3 min en les retournant, jusqu'à ce qu'elles soient glacées.
- Servir tièdes, nappées d'un peu du miel de cuisson.
Comment on faisait : Apicius donne cette recette presque telle quelle sous le nom de dulcia domestica : dattes dénoyautées, farcies de noix, de pignons ou de poivre moulu, salées à l'extérieur, puis frites dans le miel. Le contraste sucré-salé était très prisé des Romains, qui n'opposaient pas le sucré au salé comme nous le faisons.
Le twist contemporain : Une pointe de fleur de sel et quelques pignons torréfiés à part, parsemés au dressage, pour le croquant — version « mignardise » d'un dessert vieux de deux mille ans.
Sources : Apicius, De re coquinaria, VII (Dulcia domestica)
Marc Antoine · Charactorium





