retournerLe viatique du voyageur : pain, fromage et pommes
Le viatique du voyageur : pain, fromage et pommes
Pourquoi ce plat ? Grande voyageuse, Yourcenar a sillonné l'Italie, la Grèce et traversé l'Atlantique. Ce repas frugal et nomade — pain, fromage, fruits et noix — est celui que l'on emporte sans façon, fidèle à sa sobriété et à son goût de la marche et du déplacement.
Un en-cas de voyage tout simple : du bon pain, un morceau de fromage, des pommes et des noix, à partager sur le pouce entre deux étapes. Rien de cuit, tout de mémoire et de chemin.
J'ai toujours aimé partir, et le voyageur n'a pas besoin de grand-chose : un quignon de pain, un peu de fromage, deux pommes et une poignée de noix suffisent à qui sait regarder le paysage. C'est le repas des routes anciennes, celui des pèlerins et des marcheurs. On le mange assis sur une borne ou au bord d'un pont, et l'on repart le cœur léger. La frugalité, croyez-moi, est une autre forme de liberté.
- •Pain de campagne — un quignon (base nourrissante)
- •Fromage à pâte ferme — un morceau (protéine et goût)
- •Pommes — deux ou trois (fraîcheur sucrée-acidulée)
- •Noix — une poignée (énergie)
Le viatique du voyageur : pain, fromage et pommes
Un en-cas de voyage tout simple : du bon pain, un morceau de fromage, des pommes et des noix, à partager sur le pouce entre deux étapes. Rien de cuit, tout de mémoire et de chemin.
Pourquoi ce plat ? Grande voyageuse, Yourcenar a sillonné l'Italie, la Grèce et traversé l'Atlantique. Ce repas frugal et nomade — pain, fromage, fruits et noix — est celui que l'on emporte sans façon, fidèle à sa sobriété et à son goût de la marche et du déplacement.
J'ai toujours aimé partir, et le voyageur n'a pas besoin de grand-chose : un quignon de pain, un peu de fromage, deux pommes et une poignée de noix suffisent à qui sait regarder le paysage. C'est le repas des routes anciennes, celui des pèlerins et des marcheurs. On le mange assis sur une borne ou au bord d'un pont, et l'on repart le cœur léger. La frugalité, croyez-moi, est une autre forme de liberté.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain de campagne — un quignon (base nourrissante)
- Fromage à pâte ferme — un morceau (protéine et goût)
- Pommes — deux ou trois (fraîcheur sucrée-acidulée)
- Noix — une poignée (énergie)
Ingrédients
- Pain de campagne au levain — 4 belles tranches (base)
- Fromage à pâte ferme (comté, cantal ou tomme) — 150 g (goût et tenue)
- Pommes — 3 (fraîcheur)
- Cerneaux de noix — 60 g (énergie)
- Huile d'olive et sel (facultatif) — un filet (assaisonnement du pain)
Préparation
- Couper le pain en tranches épaisses et le fromage en morceaux faciles à tenir.
- Laver les pommes et les laisser entières ou en quartiers.
- Disposer le tout, avec les noix, dans un linge ou une boîte à emporter.
- Au besoin, arroser le pain d'un filet d'huile d'olive et d'une pincée de sel.
- Partager simplement, sans couverts, lors d'une halte.
Comment on faisait : Le trio pain-fromage-fruit constitue depuis des siècles le repas froid des voyageurs et des marcheurs d'Europe : ni cuisson, ni vaisselle, juste des aliments qui se gardent et se transportent. Il convient au mode de vie itinérant et frugal qui fut celui de Yourcenar.
Le twist contemporain : Le présenter en «planche de voyageur» sur un linge de lin, pommes coupées en éventail et noix en tas — un pique-nique d'écrivain prêt pour la route.
Marguerite Yourcenar · Charactorium





