La carte de Martha Beckwith
i'a kālua — le mets enveloppé, cuit au four de terre

Laulau de poisson aux feuilles de taro

FestifReconstitution🍄 🧂moyen2 h 15

Un poisson gras et un peu de gras de porc, salés, enveloppés de tendres feuilles de taro puis d'une feuille de ti, ficelés et cuits à l'étouffée jusqu'à ce que tout fonde. Les feuilles de taro cuites prennent un goût d'épinard profond ; le poisson devient soyeux.

i'a kālua — le mets enveloppé, cuit au four de terre

Un poisson gras et un peu de gras de porc, salés, enveloppés de tendres feuilles de taro puis d'une feuille de ti, ficelés et cuits à l'étouffée jusqu'à ce que tout fonde. Les feuilles de taro cuites prennent un goût d'épinard profond ; le poisson devient soyeux.

Pour les jours de fête, laissez-moi vous montrer le laulau. On choisit un beau poisson gras, on le sale de gros sel marin, on l'emmaillote dans les jeunes feuilles de taro — jamais crues, prenez-y garde, toujours bien cuites — puis on ferme le tout d'une feuille de ti, nouée comme un présent. J'ai vu les hommes ouvrir l'imu, ce four creusé dans la terre et chargé de pierres brûlantes, et la vapeur qui montait sentait la mer et la forêt mêlées. Croyez-moi, on ne raconte jamais si bien les vieux chants que le ventre comblé de laulau.
Martha Beckwith
Ingrédients
  • Poisson gras (thon, sériole)une portion par convive (cœur du paquet)
  • Gras de porcun morceau (moelleux et richesse)
  • Jeunes feuilles de taro (lū'au)une poignée par paquet (enveloppe comestible)
  • Feuilles de ti1 à 2 par paquet (emballage de cuisson)
  • Sel marin (pa'akai)selon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : L'imu était creusé le matin : on y faisait rougir des pierres volcaniques, on les recouvrait de feuilles de bananier et de ti, on y déposait les laulau et les autres mets, puis on refermait de terre. La cuisson lente à l'étouffée pouvait durer la demi-journée et nourrissait toute la communauté.
Sources : Martha Warren Beckwith, Hawaiian Mythology, 1940 · Margaret Titcomb, Native Use of Fish in Hawaii