La carte de Martin Luther
Erbsbrei — bouillie de pois jaunes au pain de seigle
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Le socle de la Mahlzeit (Grütze/Brei : la bouillie quotidienne)

Erbsbrei — bouillie de pois jaunes au pain de seigle

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile1 h 15
Le socle de la Mahlzeit (Grütze/Brei : la bouillie quotidienne)

Erbsbrei — bouillie de pois jaunes au pain de seigle

Pourquoi ce plat ? Luther mangeait simplement, « convivalement, sans l'ascétisme des moines ». La bouillie de pois — l'un des plats les plus humbles et les plus répandus des Allemagnes du XVIe siècle — est exactement ce socle nourrissant que Katharina servait à la grande maisonnée du Cloître Noir avant que ne s'ouvrent les propos de table.

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Le socle de la Mahlzeit (Grütze/Brei : la bouillie quotidienne)

Une purée épaisse de pois cassés jaunes, mijotée longuement avec un peu de lard et d'oignon, relevée de carvi et de marjolaine, qu'on saure avec de larges tranches de pain de seigle. Le repas du pauvre comme du théologien : rassasiant, terreux, démocratique.

Écoute-moi bien : Dieu n'a pas fait le ventre pour qu'on le tourmente de jeûnes orgueilleux ! À ma table de Wittemberg, ma chère Käthe fait cuire les pois jusqu'à ce qu'ils fondent, avec un doigt de lard et l'oignon du jardin, et nous trempons là-dedans le bon pain noir. Mange ferme, bois ta bière, et laisse les moines mâcher leur misère — un homme bien nourri sert mieux le Seigneur qu'un affamé qui geint. Voilà ma théologie de la marmite, et elle vaut bien des indulgences.
Martin Luther
Ingrédients
  • Pois cassés jaunes (secs)une pleine écuelle (base de la bouillie)
  • Lard fuméun morceau (gras et goût umami)
  • Oignonun (aromate)
  • Carvi (Kümmel)une pincée (épice signature, aide la digestion)
  • Marjolaine séchéeune pincée (herbe)
  • Pain de seigleà volonté (accompagnement et cuillère)
  • Selselon goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Aux XVe-XVIe siècles, les bouillies de légumineuses (pois, fèves, lentilles) et de céréales (Grütze) constituaient l'ossature de l'alimentation populaire et monastique du Saint-Empire. On cuisait des heures sur les braises dans un chaudron de fonte ; la viande, quand il y en avait, n'était qu'un assaisonnement, non le centre du plat.

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