retournerErbsbrei — bouillie de pois jaunes au pain de seigle
Erbsbrei — bouillie de pois jaunes au pain de seigle
Pourquoi ce plat ? Luther mangeait simplement, « convivalement, sans l'ascétisme des moines ». La bouillie de pois — l'un des plats les plus humbles et les plus répandus des Allemagnes du XVIe siècle — est exactement ce socle nourrissant que Katharina servait à la grande maisonnée du Cloître Noir avant que ne s'ouvrent les propos de table.
Une purée épaisse de pois cassés jaunes, mijotée longuement avec un peu de lard et d'oignon, relevée de carvi et de marjolaine, qu'on saure avec de larges tranches de pain de seigle. Le repas du pauvre comme du théologien : rassasiant, terreux, démocratique.
Écoute-moi bien : Dieu n'a pas fait le ventre pour qu'on le tourmente de jeûnes orgueilleux ! À ma table de Wittemberg, ma chère Käthe fait cuire les pois jusqu'à ce qu'ils fondent, avec un doigt de lard et l'oignon du jardin, et nous trempons là-dedans le bon pain noir. Mange ferme, bois ta bière, et laisse les moines mâcher leur misère — un homme bien nourri sert mieux le Seigneur qu'un affamé qui geint. Voilà ma théologie de la marmite, et elle vaut bien des indulgences.
- •Pois cassés jaunes (secs) — une pleine écuelle (base de la bouillie)
- •Lard fumé — un morceau (gras et goût umami)
- •Oignon — un (aromate)
- •Carvi (Kümmel) — une pincée (épice signature, aide la digestion)
- •Marjolaine séchée — une pincée (herbe)
- •Pain de seigle — à volonté (accompagnement et cuillère)
- •Sel — selon goût (assaisonnement)
Erbsbrei — bouillie de pois jaunes au pain de seigle
Une purée épaisse de pois cassés jaunes, mijotée longuement avec un peu de lard et d'oignon, relevée de carvi et de marjolaine, qu'on saure avec de larges tranches de pain de seigle. Le repas du pauvre comme du théologien : rassasiant, terreux, démocratique.
Pourquoi ce plat ? Luther mangeait simplement, « convivalement, sans l'ascétisme des moines ». La bouillie de pois — l'un des plats les plus humbles et les plus répandus des Allemagnes du XVIe siècle — est exactement ce socle nourrissant que Katharina servait à la grande maisonnée du Cloître Noir avant que ne s'ouvrent les propos de table.
Écoute-moi bien : Dieu n'a pas fait le ventre pour qu'on le tourmente de jeûnes orgueilleux ! À ma table de Wittemberg, ma chère Käthe fait cuire les pois jusqu'à ce qu'ils fondent, avec un doigt de lard et l'oignon du jardin, et nous trempons là-dedans le bon pain noir. Mange ferme, bois ta bière, et laisse les moines mâcher leur misère — un homme bien nourri sert mieux le Seigneur qu'un affamé qui geint. Voilà ma théologie de la marmite, et elle vaut bien des indulgences.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois cassés jaunes (secs) — une pleine écuelle (base de la bouillie)
- Lard fumé — un morceau (gras et goût umami)
- Oignon — un (aromate)
- Carvi (Kümmel) — une pincée (épice signature, aide la digestion)
- Marjolaine séchée — une pincée (herbe)
- Pain de seigle — à volonté (accompagnement et cuillère)
- Sel — selon goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pois cassés jaunes — 300 g (base de la bouillie)
- Lardons fumés (ou poitrine fumée) — 120 g (gras et umami)
- Oignon — 1 gros (aromate)
- Graines de carvi — 1 c. à café (épice signature)
- Marjolaine séchée — 1 c. à café (herbe)
- Bouillon de légumes ou d'os — 1 L (cuisson)
- Pain de seigle complet — 4 belles tranches (accompagnement)
- Sel, poivre — selon goût (assaisonnement)
Préparation
- Rincez les pois cassés (inutile de tremper s'ils sont récents).
- Faites suer l'oignon émincé et les lardons dans une cocotte jusqu'à coloration.
- Ajoutez les pois, le carvi, la marjolaine et le bouillon. Portez à frémissement.
- Laissez mijoter à couvert 45 min à 1 h, en remuant, jusqu'à ce que les pois s'écrasent en purée épaisse. Ajoutez du liquide si besoin.
- Salez, poivrez, écrasez grossièrement pour une texture rustique.
- Servez brûlant avec d'épaisses tranches de pain de seigle, éventuellement frottées de lard.
Comment on faisait : Aux XVe-XVIe siècles, les bouillies de légumineuses (pois, fèves, lentilles) et de céréales (Grütze) constituaient l'ossature de l'alimentation populaire et monastique du Saint-Empire. On cuisait des heures sur les braises dans un chaudron de fonte ; la viande, quand il y en avait, n'était qu'un assaisonnement, non le centre du plat.
Le twist contemporain : Servez-la façon « propos de table » : la bouillie dans un bol creux, un trait d'huile de noix, des dés de pain de seigle grillés au carvi en chapelure, et un œuf mollet posé dessus.
Martin Luther · Charactorium





