La carte de Maui-tikitiki-a-Taranga
Kāuru — la racine sucrée du voyageur
retourner
Kai-haere (provision de voyage en waka)

Kāuru — la racine sucrée du voyageur

VoyageDocumentée🍯facile2 h 30
Kai-haere (provision de voyage en waka)

Kāuru — la racine sucrée du voyageur

Pourquoi ce plat ? Maui et son peuple ont traversé l'immensité du Pacifique en pirogue, de Hawaiki jusqu'aux terres qu'il a pêchées. Pour ces longues traversées, on emportait le kāuru : la racine du tī (arbre-chou) cuite jusqu'à devenir sucrée, l'une des rares douceurs naturelles avant le sucre — l'énergie du marin polynésien.

cliquer pour retourner
Kai-haere (provision de voyage en waka)

La racine charnue de l'arbre-chou (tī kōuka), longuement cuite au four de terre puis séchée : sa chair libère un sucre naturel. On la mâche, fibreuse et mielleuse, ou on la fait tremper en boisson douce. Le réconfort sucré des grandes traversées.

Tu pars loin sur l'eau noire ? Alors emporte le kāuru, comme nous l'avons fait depuis Hawaiki. On déterre la grosse racine du tī, on la cuit dans le four brûlant deux jours entiers, jusqu'à ce que sa fibre devienne douce comme le miel sauvage. Tu la sèches, tu l'attaches au fond du waka, et quand la faim te ronge entre deux îles, tu mâches ce bois sucré et la force revient dans tes bras pour ramer. La mer est longue ; la douceur, elle, se garde.
Maui-tikitiki-a-Taranga
Ingrédients
  • Racine de tī kōuka (arbre-chou, Cordyline)1 grosse racine (source de sucre)
  • Pierres chaudes du four de terre (cuisson longue)
Comment on faisait : Le kāuru était une denrée précieuse des Māori : la racine et le tronc du tī kōuka, riches en fructane, étaient cuits dans d'immenses fours de terre durant un à deux jours, puis battus et séchés. Mâché tel quel ou infusé dans l'eau, c'était l'une des principales sources de sucre d'un peuple qui n'avait ni canne ni fruits sucrés en abondance — et un aliment de réserve idéal pour les longues marches et navigations.
Sources : Elsdon Best, Māori Agriculture (1925)

Voir aussi