Ika curé à l'eau de mer et au lait de coco
Des dés de poisson cru ultra-frais, raffermis dans l'eau de mer puis nappés de crème de coco. Frais, marin, fondant : le repas de tous les jours quand la mer est généreuse.
Des dés de poisson cru ultra-frais, raffermis dans l'eau de mer puis nappés de crème de coco. Frais, marin, fondant : le repas de tous les jours quand la mer est généreuse.
Pas besoin de mon feu volé pour celui-là, l'ami ! Le poisson sort de l'eau, je le découpe au fil de coquillage, je le laisse fermir dans l'eau salée de la mer — la même qui m'a rendu mes îles. Un nuage de crème de coco par-dessus, et voilà. Quand tu pagaies tout le jour, tu n'as pas le temps d'attiser les pierres : tu manges ce que l'océan te tend. Et l'océan, crois-moi, il me doit bien ça.
- •Poisson cru très frais (thon, bonite, vivaneau) — selon la pêche (base)
- •Eau de mer propre — de quoi couvrir (cure saline)
- •Crème de coco (première pression) — généreuse (nappage onctueux)
- •Oignon de mer / jeunes pousses — un peu (fraîcheur)
Ika curé à l'eau de mer et au lait de coco
Des dés de poisson cru ultra-frais, raffermis dans l'eau de mer puis nappés de crème de coco. Frais, marin, fondant : le repas de tous les jours quand la mer est généreuse.
Pourquoi ce plat ? Au bord de l'eau, là où Māui jetait son hameçon, le poisson le plus frais ne demande pas de feu : il se mange cru, juste raffermi par l'eau de mer et adouci par la crème de coco. C'est le geste simple du pêcheur — et Māui est le pêcheur des pêcheurs.
Pas besoin de mon feu volé pour celui-là, l'ami ! Le poisson sort de l'eau, je le découpe au fil de coquillage, je le laisse fermir dans l'eau salée de la mer — la même qui m'a rendu mes îles. Un nuage de crème de coco par-dessus, et voilà. Quand tu pagaies tout le jour, tu n'as pas le temps d'attiser les pierres : tu manges ce que l'océan te tend. Et l'océan, crois-moi, il me doit bien ça.
Ingrédients (version d’époque)
- Poisson cru très frais (thon, bonite, vivaneau) — selon la pêche (base)
- Eau de mer propre — de quoi couvrir (cure saline)
- Crème de coco (première pression) — généreuse (nappage onctueux)
- Oignon de mer / jeunes pousses — un peu (fraîcheur)
Ingrédients
- Thon ou dorade extra-frais (qualité sashimi) — 400 g (base)
- Lait de coco épais — 200 ml (nappage)
- Jus de citron vert — 2 c. à soupe (acidité (ajout moderne))
- Sel de mer — 1 c. à café (cure)
- Concombre + cébette — 1/2 + 2 (croquant et fraîcheur)
Préparation
- Coupe le poisson en dés réguliers d'environ 1,5 cm.
- Mélange-le au sel (et au citron vert pour la version moderne) et laisse 10-15 min : la chair raffermit légèrement.
- Égoutte l'excès de liquide, puis nappe généreusement de lait de coco.
- Ajoute concombre et cébette émincés, mélange délicatement et sers aussitôt, bien frais.
Comment on faisait : Avant l'arrivée des agrumes apportés par les navigateurs européens, le poisson cru polynésien (ika mata aux îles Cook, oka, kokoda…) était simplement curé à l'eau de mer puis enrichi de crème de coco fraîchement pressée. Le citron vert est un raffinement récent — d'où le niveau 'reconstitution'.
Le twist contemporain : Dresse en verrine sur une cuillère large, une pousse de cresson et un éclat de noix de coco grillée pour le croquant.
Sources : Nancy J. Pollock, 'These Roots Remain: Food Habits in Islands of the Central and Eastern Pacific'
Maui · Charactorium