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Chambertin coupé d'eau
Pourquoi ce plat ? Napoléon buvait peu et toujours le même vin : le Chambertin, grand bourgogne de Gevrey, qu'il faisait suivre en campagne et qu'il coupait d'eau à table. Boire sobrement, sans jamais s'enivrer, faisait partie de sa discipline d'homme de guerre.
Le grand bourgogne préféré de l'Empereur, servi non pur mais allongé d'eau fraîche — une habitude de tempérance qui transforme un vin de prestige en simple boisson de repas, légèrement vineuse et désaltérante.
On m'a souvent vu lever mon verre, jamais on ne m'a vu ivre. Mon vin, c'est le Chambertin, et nul autre : je le faisais charrier dans mes fourgons jusqu'au cœur de la Russie. Mais je le coupe d'eau, toujours — un chef qui s'embrume la tête perd la bataille avant de l'avoir livrée. Bois ainsi, à demi, et garde l'esprit clair : la sobriété est la première des armes.
- •Vin de Chambertin (Gevrey, Bourgogne) — un demi-verre (base)
- •Eau fraîche — un demi-verre (allongé)
Chambertin coupé d'eau
Le grand bourgogne préféré de l'Empereur, servi non pur mais allongé d'eau fraîche — une habitude de tempérance qui transforme un vin de prestige en simple boisson de repas, légèrement vineuse et désaltérante.
Pourquoi ce plat ? Napoléon buvait peu et toujours le même vin : le Chambertin, grand bourgogne de Gevrey, qu'il faisait suivre en campagne et qu'il coupait d'eau à table. Boire sobrement, sans jamais s'enivrer, faisait partie de sa discipline d'homme de guerre.
On m'a souvent vu lever mon verre, jamais on ne m'a vu ivre. Mon vin, c'est le Chambertin, et nul autre : je le faisais charrier dans mes fourgons jusqu'au cœur de la Russie. Mais je le coupe d'eau, toujours — un chef qui s'embrume la tête perd la bataille avant de l'avoir livrée. Bois ainsi, à demi, et garde l'esprit clair : la sobriété est la première des armes.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin de Chambertin (Gevrey, Bourgogne) — un demi-verre (base)
- Eau fraîche — un demi-verre (allongé)
Ingrédients
- Vin rouge de Bourgogne (Gevrey-Chambertin ou pinot noir) — 100 ml (base)
- Eau fraîche (plate ou très légèrement pétillante) — 100 ml (allongé)
- Jus de raisin rouge — à volonté (alternative sans alcool)
Préparation
- Servez le vin rouge dans un verre à pied, à température de cave (15-16 °C).
- Allongez d'un volume égal d'eau fraîche, selon le goût (Napoléon le préférait franchement coupé).
- Remuez délicatement et servez aussitôt, en accompagnement du repas.
- Version familiale et scolaire : remplacez le vin par du jus de raisin rouge allongé d'un peu d'eau gazeuse, pour une boisson de fête sans alcool.
Comment on faisait : Couper le vin d'eau était une pratique courante de table jusqu'au XIXe siècle, héritée de l'Antiquité, qui permettait de boire tout au long du repas sans s'enivrer et d'assainir une eau parfois douteuse. Le Chambertin, lui, accompagnait l'Empereur partout, jusque sur les routes gelées de la campagne de Russie en 1812.
Le twist contemporain : Pour les adultes, servez-le glacé en plein été comme un proto-« spritz bourguignon », avec une tranche d'orange — la tempérance impériale revisitée en apéritif léger.
Sources : Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène · Mémoires de Constant, premier valet de chambre de l'Empereur
Napoléon Bonaparte · Charactorium





