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Cuisse d'agneau rôtie à la broche, deipnon royal de Thèbes
Pourquoi ce plat ? Roi de Thèbes vainqueur du Sphinx, Œdipe préside les grands banquets où l'on partage la viande rôtie — privilège des fêtes et des sacrifices. La part de chacun, distribuée par le roi, scelle l'ordre de la cité qu'il croit avoir sauvée.
Agneau frotté de sel, d'origan sauvage et de thym, rôti lentement à la broche jusqu'à la croûte dorée, arrosé d'huile d'olive et d'un trait de vin. La viande, rare et festive, est servie en parts découpées au couteau de bronze.
Quand j'eus délivré Thèbes de la bête aux énigmes, le peuple m'acclama roi et l'on dressa de longues tables. Vois ce bélier que mes gens font tourner sur la braise : on le frotte de sel et des herbes amères de nos collines, on l'arrose d'huile et de vin jusqu'à ce que la peau chante sous le feu. C'est moi qui tranche et qui distribue les parts, car telle est la charge d'un roi : donner à chacun son dû. Festoie, et que les dieux nous soient cléments — du moins le croyais-je alors.
- •Gigot ou épaule d'agneau — une belle pièce (viande de fête)
- •Sel marin — généreusement (assaisonnement, croûte)
- •Origan sauvage et thym — une botte (aromates)
- •Huile d'olive — à volonté (arrosage)
- •Vin coupé d'eau — un cyathe (arrosage, déglaçage)
Cuisse d'agneau rôtie à la broche, deipnon royal de Thèbes
Agneau frotté de sel, d'origan sauvage et de thym, rôti lentement à la broche jusqu'à la croûte dorée, arrosé d'huile d'olive et d'un trait de vin. La viande, rare et festive, est servie en parts découpées au couteau de bronze.
Pourquoi ce plat ? Roi de Thèbes vainqueur du Sphinx, Œdipe préside les grands banquets où l'on partage la viande rôtie — privilège des fêtes et des sacrifices. La part de chacun, distribuée par le roi, scelle l'ordre de la cité qu'il croit avoir sauvée.
Quand j'eus délivré Thèbes de la bête aux énigmes, le peuple m'acclama roi et l'on dressa de longues tables. Vois ce bélier que mes gens font tourner sur la braise : on le frotte de sel et des herbes amères de nos collines, on l'arrose d'huile et de vin jusqu'à ce que la peau chante sous le feu. C'est moi qui tranche et qui distribue les parts, car telle est la charge d'un roi : donner à chacun son dû. Festoie, et que les dieux nous soient cléments — du moins le croyais-je alors.
Ingrédients (version d’époque)
- Gigot ou épaule d'agneau — une belle pièce (viande de fête)
- Sel marin — généreusement (assaisonnement, croûte)
- Origan sauvage et thym — une botte (aromates)
- Huile d'olive — à volonté (arrosage)
- Vin coupé d'eau — un cyathe (arrosage, déglaçage)
Ingrédients
- Gigot d'agneau — 1,5 kg (viande de fête)
- Sel marin — 2 c. à café (assaisonnement, croûte)
- Origan séché — 2 c. à soupe (aromate)
- Thym frais — quelques branches (aromate)
- Huile d'olive — 5 c. à soupe (arrosage)
- Vin blanc sec — 150 ml (arrosage)
- Miel — 1 c. à soupe (glaçage final (optionnel))
Préparation
- Incisez le gigot, frottez-le de sel, d'origan et d'huile d'olive ; glissez le thym dans les entailles. Laissez reposer 1 h.
- Saisissez la pièce à four très chaud (240 °C) 15 min pour former la croûte.
- Baissez à 160 °C et poursuivez 1 h 30 à 2 h, en arrosant régulièrement du jus, d'huile et de vin.
- En fin de cuisson, badigeonnez d'un peu de miel pour le glaçage, laissez reposer 15 min, puis tranchez et distribuez les parts.
Comment on faisait : La viande était surtout consommée lors des sacrifices et des fêtes : on brûlait les os et la graisse pour les dieux, les hommes mangeaient le reste rôti à la broche (optáo) ou bouilli. Le partage équitable des parts par le chef ou le roi était un acte politique et religieux fondamental, décrit dès Homère.
Le twist contemporain : Dressez sur une planche d'olivier avec olives, herbes fraîches et un filet d'huile vierge : un « partage du roi » à découper à table devant les convives.
Sources : Homère, Iliade (scènes de sacrifice et de partage de la viande) · Andrew Dalby, Food in the Ancient World from A to Z (2003)
Œdipe · Charactorium





