La carte de Antigone
Splanchna, les abats grillés du sacrifice
retourner
Opson de fête (l'accompagnement carné des jours de sacrifice)

Splanchna, les abats grillés du sacrifice

FestifDocumentée🧂 🍄moyen45 min
Opson de fête (l'accompagnement carné des jours de sacrifice)

Splanchna, les abats grillés du sacrifice

Pourquoi ce plat ? Dans le monde d'Antigone, on ne mange de la viande presque qu'aux jours de sacrifice aux dieux. À Thèbes, lors des grandes fêtes religieuses, on immole un animal, on brûle les os pour les Olympiens et l'on grille aussitôt les entrailles (splanchna) que partagent les fidèles. Antigone, princesse pieuse jusqu'à la mort, a connu ces banquets sacrés où la cité communie avec ses dieux.

cliquer pour retourner
Opson de fête (l'accompagnement carné des jours de sacrifice)

Foie, cœur et rognons enfilés sur des broches, grillés sur la braise, badigeonnés d'huile d'olive et relevés de thym et de sel. Goût franc, fumé et profondément umami : la part de viande la plus immédiatement dévorée après le sacrifice, encore brûlante.

Vois ces broches sur la braise : c'est la part des hommes, quand la fumée des os monte vers les dieux. J'ai grandi parmi ces rites, moi, du sang maudit des Labdacides ; je sais qu'avant de manger, il faut donner. On enfile le foie et le cœur, on les passe au feu vif, on les frotte d'huile et de sel — et l'on goûte la chair sacrée pendant qu'elle fume encore. Honore les dieux d'en haut, étranger, mais n'oublie jamais ceux d'en bas : c'est pour avoir voulu nourrir un mort de ce respect que je suis descendue vivante au tombeau.
Antigone
Ingrédients
  • Abats d'agneau ou de chèvre (foie, cœur, rognons)de la bête sacrifiée (viande)
  • Huile d'olivepour badigeonner (graisse, dorure)
  • Thym et origan sauvagesquelques branches (parfum)
  • Sel marinà volonté (assaisonnement)
Comment on faisait : Le sacrifice grec (thysia) suivait un partage précis : les os et la graisse étaient brûlés pour les dieux, tandis que les splanchna (viscères) étaient grillés sur des broches et consommés en premier par les participants proches de l'autel, avant la distribution de la viande. La viande était ainsi presque toujours liée au sacrifice : en manger, c'était participer à un acte religieux et civique.

Voir aussi