Opson de fête (viande sacrificielle partagée)
Cuissot de gibier rôti à la broche, fumé au thym
FestifDocumentée🧂 🍄moyen2 h 30
Un cuissot de gibier (sanglier, chevreuil) ou de chevreau frotté de sel et d'herbes, embroché et tourné au-dessus des braises jusqu'à ce que la peau craque. La viande des grands jours, généreuse et fumée.
Opson de fête (viande sacrificielle partagée)
Un cuissot de gibier (sanglier, chevreuil) ou de chevreau frotté de sel et d'herbes, embroché et tourné au-dessus des braises jusqu'à ce que la peau craque. La viande des grands jours, généreuse et fumée.
Approche, l'ami, le feu est prêt. J'ai chassé ce sanglier comme jadis celui d'Érymanthe, et ce soir nous le mangerons en hommes ! On embroche le cuissot, on le frotte de sel et de thym de la colline, et on le tourne lentement sur les braises jusqu'à ce que la graisse chante. La part des os et du gras, je la rends aux dieux dans la flamme ; le reste, nous le partageons jusqu'au dernier nerf, car un festin sans viande n'est qu'un repas de vieillard !
Ingrédients
- •Cuissot de sanglier, chevreuil ou chevreau — une pièce entière (base)
- •Sel marin — généreusement (assaisonnement)
- •Thym, origan sauvage — une poignée (parfum)
- •Huile d'olive — pour badigeonner (dorure)
Comment on faisait : Le sacrifice grec (thusia) suivait un rituel précis décrit dès Homère : on brûlait pour les dieux les os des cuisses enveloppés de graisse, on goûtait les entrailles (splankhna) grillées sur des broches, puis on rôtissait la viande pour le banquet humain. Manger de la viande était donc presque toujours un acte religieux et collectif.
Sources : Homère, Iliade (chant I et IX, scènes de sacrifice et de rôti) · Marcel Detienne & Jean-Pierre Vernant, La Cuisine du sacrifice en pays grec, Gallimard, 1979