Ensalada a la chilena (salade tomate-oignon)
Tomates mûres et fines lamelles d'oignon dégorgé, juste assaisonnées de sel, de citron, d'huile et de coriandre. Croquant, juteux, frais : le contrepoint vif de tout plat de mer.
Tomates mûres et fines lamelles d'oignon dégorgé, juste assaisonnées de sel, de citron, d'huile et de coriandre. Croquant, juteux, frais : le contrepoint vif de tout plat de mer.
La tomate, vois-tu, envahit la cuisine en plein été et se livre sans réserve, fraîche, rouge, généreuse ; et l'oignon, cette claire boule de cristal, te fait pleurer puis te récompense. Je les marie tout simplement : l'oignon en fines lamelles, baigné d'eau pour ôter sa colère, la tomate ouverte en quartiers charnus, du sel, un filet d'huile, du citron et de la coriandre. Pas de chichis, pas de sauces savantes — c'est la salade de tous les midis du Chili. Le pauvre comme le poète y trempent leur pain.
- •Tomates mûres — trois belles (cœur juteux)
- •Oignon — un (mordant adouci)
- •Coriandre — une poignée (parfum)
- •Citron — un (acidité)
- •Huile — un filet (liant)
- •Sel — à goût (assaisonnement)
Ensalada a la chilena (salade tomate-oignon)
Tomates mûres et fines lamelles d'oignon dégorgé, juste assaisonnées de sel, de citron, d'huile et de coriandre. Croquant, juteux, frais : le contrepoint vif de tout plat de mer.
Pourquoi ce plat ? Neruda a chanté séparément la tomate et l'oignon dans ses Odes élémentaires (« Oda al tomate », « Oda a la cebolla ») : cette salade simplissime réunit ses deux légumes-poèmes, présente à chaque déjeuner chilien.
La tomate, vois-tu, envahit la cuisine en plein été et se livre sans réserve, fraîche, rouge, généreuse ; et l'oignon, cette claire boule de cristal, te fait pleurer puis te récompense. Je les marie tout simplement : l'oignon en fines lamelles, baigné d'eau pour ôter sa colère, la tomate ouverte en quartiers charnus, du sel, un filet d'huile, du citron et de la coriandre. Pas de chichis, pas de sauces savantes — c'est la salade de tous les midis du Chili. Le pauvre comme le poète y trempent leur pain.
Ingrédients (version d’époque)
- Tomates mûres — trois belles (cœur juteux)
- Oignon — un (mordant adouci)
- Coriandre — une poignée (parfum)
- Citron — un (acidité)
- Huile — un filet (liant)
- Sel — à goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Tomates mûres — 3, en quartiers (cœur juteux)
- Oignon doux émincé fin — 1 petit (mordant adouci)
- Coriandre ciselée — 3 c. à soupe (parfum)
- Jus de citron — 1/2 citron (acidité)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (liant)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Émincez l'oignon très finement et faites-le tremper 10 minutes dans l'eau froide salée pour l'adoucir, puis égouttez.
- Coupez les tomates en quartiers ou en tranches épaisses.
- Mélangez tomates et oignon dans un saladier.
- Assaisonnez de sel, jus de citron et huile d'olive.
- Parsemez généreusement de coriandre fraîche et servez aussitôt, avec du pain pour saucer le jus.
Comment on faisait : Au Chili, on disait l'oignon « bien lavé » pour qu'il ne pique pas : le trempage à l'eau était le secret de famille, et la coriandre remplaçait souvent le persil européen.
Le twist contemporain : Dressez en éventail tomate-oignon sur une assiette plate, jus à part dans une petite coupelle pour y tremper le pain « comme Neruda ».
Sources : Pablo Neruda, « Oda al tomate » et « Oda a la cebolla », Odas elementales, 1954
Pablo Neruda · Charactorium