Pan amasado con manjar (pain pétri au confit de lait, pour la once)
Une miche dorée à la mie dense, pétrie maison, tiède, fendue et tartinée de manjar (confit de lait caramélisé). Le réconfort sucré qui clôt la journée chilienne.
Une miche dorée à la mie dense, pétrie maison, tiède, fendue et tartinée de manjar (confit de lait caramélisé). Le réconfort sucré qui clôt la journée chilienne.
Vers cinq heures, quand la lumière baisse, c'est l'heure de la once — et rien ne la vaut sans le pain amasado encore tiède. On pétrit la farine de ses mains, on laisse la pâte reposer, on la cuit jusqu'à ce qu'elle chante creux sous les doigts. Fends-le, étale dedans le manjar, ce caramel de lait patient, et verse-toi un thé. C'est là, autour de ce pain, que naissent les meilleures conversations et que la poésie se fait à voix basse.
- •Farine de blé — plusieurs tasses (base du pain)
- •Saindoux ou graisse — une part (moelleux)
- •Levure — un peu (levage)
- •Eau tiède et sel — à goût (pâte)
- •Manjar (confit de lait) — un pot (garniture)
Pan amasado con manjar (pain pétri au confit de lait, pour la once)
Une miche dorée à la mie dense, pétrie maison, tiède, fendue et tartinée de manjar (confit de lait caramélisé). Le réconfort sucré qui clôt la journée chilienne.
Pourquoi ce plat ? La « once » chilienne — pain pétri tiède, manjar, thé — rythmait les après-midi à La Chascona et Isla Negra ; ce pain de maison était le pivot des conversations, des lectures et des amitiés de Neruda.
Vers cinq heures, quand la lumière baisse, c'est l'heure de la once — et rien ne la vaut sans le pain amasado encore tiède. On pétrit la farine de ses mains, on laisse la pâte reposer, on la cuit jusqu'à ce qu'elle chante creux sous les doigts. Fends-le, étale dedans le manjar, ce caramel de lait patient, et verse-toi un thé. C'est là, autour de ce pain, que naissent les meilleures conversations et que la poésie se fait à voix basse.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — plusieurs tasses (base du pain)
- Saindoux ou graisse — une part (moelleux)
- Levure — un peu (levage)
- Eau tiède et sel — à goût (pâte)
- Manjar (confit de lait) — un pot (garniture)
Ingrédients
- Farine de blé — 500 g (base)
- Beurre ou huile — 60 g (moelleux)
- Levure boulangère — 7 g sèche (levage)
- Eau tiède — 280 ml (hydratation)
- Sel — 1 c. à café (goût)
- Confiture de lait / dulce de leche — 1 pot (garniture)
Préparation
- Délayez la levure dans l'eau tiède. Mélangez farine et sel, ajoutez le beurre mou puis l'eau levurée.
- Pétrissez 8 à 10 minutes jusqu'à une pâte souple, couvrez et laissez doubler 1 heure.
- Dégazez, formez des boules aplaties, piquez-les à la fourchette, laissez reposer 30 minutes.
- Cuisez à 210 °C pendant 18 à 20 minutes : le pain doit sonner creux dessous.
- Laissez tiédir, fendez et tartinez généreusement de manjar. Servez avec un thé pour la once.
Comment on faisait : Le pain amasado se cuisait au four à bois des maisons chiliennes ; le manjar, lui, demandait des heures de lait et de sucre remués lentement jusqu'à caramélisation — souvent préparé en grande quantité et conservé.
Le twist contemporain : Saupoudrez le pain tiède au manjar d'une pincée de zeste d'orange et de fleur de sel pour réveiller le caramel.
Pablo Neruda · Charactorium