Hoecakes à la mélasse
Une galette épaisse de farine de maïs, dorée à la poêle en fonte, mangée chaude avec un filet de mélasse noire. Croustillante dehors, moelleuse dedans, à la fois salée et sucrée.
Une galette épaisse de farine de maïs, dorée à la poêle en fonte, mangée chaude avec un filet de mélasse noire. Croustillante dehors, moelleuse dedans, à la fois salée et sucrée.
Mon enfant, chez nous au Texas on n'avait pas grand-chose, mais on avait toujours un sac de farine de maïs et la vieille poêle en fonte de maman. Tu mélanges, tu jettes la pâte dans la graisse qui chante, et tu la laisses prendre cette belle croûte dorée. Quand c'est chaud, tu verses la mélasse dessus, lentement, et tu regardes le filet sombre glisser. Ça, c'est le goût de mon Sud, le goût des matins où on n'avait que ça — et c'était bon, crois-moi.
- •Farine de maïs (cornmeal) — deux poignées (base de la galette)
- •Eau bouillante ou babeurre — ce qu'il faut (lier la pâte)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Saindoux ou graisse de bacon — une cuillerée (cuisson)
- •Mélasse noire — un filet (garniture sucrée)
Hoecakes à la mélasse
Une galette épaisse de farine de maïs, dorée à la poêle en fonte, mangée chaude avec un filet de mélasse noire. Croustillante dehors, moelleuse dedans, à la fois salée et sucrée.
Pourquoi ce plat ? Enfant pauvre de Rogers au Texas, élevé par sa mère Lula Elizabeth pendant la Grande Dépression, Alvin a connu la nourriture rare. La galette de maïs cuite à la poêle, arrosée de mélasse, était le repas du quotidien des familles noires du Sud rural — le ventre plein pour pas cher.
Mon enfant, chez nous au Texas on n'avait pas grand-chose, mais on avait toujours un sac de farine de maïs et la vieille poêle en fonte de maman. Tu mélanges, tu jettes la pâte dans la graisse qui chante, et tu la laisses prendre cette belle croûte dorée. Quand c'est chaud, tu verses la mélasse dessus, lentement, et tu regardes le filet sombre glisser. Ça, c'est le goût de mon Sud, le goût des matins où on n'avait que ça — et c'était bon, crois-moi.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de maïs (cornmeal) — deux poignées (base de la galette)
- Eau bouillante ou babeurre — ce qu'il faut (lier la pâte)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Saindoux ou graisse de bacon — une cuillerée (cuisson)
- Mélasse noire — un filet (garniture sucrée)
Ingrédients
- Farine de maïs fine (cornmeal) — 200 g (base de la galette)
- Babeurre (ou lait + 1 c. à café de jus de citron) — 200 ml (lier la pâte)
- Œuf — 1 (liant)
- Sel — 1/2 c. à café (assaisonnement)
- Beurre ou huile neutre — 2 c. à soupe (cuisson)
- Mélasse noire (blackstrap molasses) — à volonté (garniture)
Préparation
- Mélanger la farine de maïs, le sel, l'œuf et le babeurre jusqu'à obtenir une pâte épaisse mais coulante. Laisser reposer 10 min.
- Chauffer le beurre dans une poêle en fonte à feu moyen-vif.
- Déposer des louches de pâte pour former des galettes de la taille d'une paume.
- Cuire 3-4 min par face jusqu'à une croûte bien dorée.
- Servir chaud, nappé généreusement de mélasse noire.
Comment on faisait : Le « hoecake » tire son nom de la légende qu'on le cuisait jadis sur le fer d'une houe (hoe) au champ. Dans le Sud noir, la farine de maïs était l'aliment de subsistance par excellence, et la mélasse — sous-produit bon marché du raffinage du sucre — le seul sucrant accessible aux familles pauvres.
Le twist contemporain : Empile trois petites hoecakes en tour, mélasse entre chaque étage et une pincée de fleur de sel sur le dessus : un « gâteau » rustique qui claque à l'œil.
Sources : Adrian Miller, Soul Food: The Surprising Story of an American Cuisine, 2013 · Jessica B. Harris, High on the Hog: A Culinary Journey from Africa to America, 2011
Alvin Ailey · Charactorium