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Maza, la galette d'orge du foyer
Pourquoi ce plat ? Pandore est la première femme et, dans le récit d'Hésiode, celle par qui s'installe le travail des mortels : désormais il faut pétrir, filer, peiner pour vivre. La maza, galette d'orge sans cuisson au four, est le pain de tous les jours, celui que ses mains de première ménagère auraient appris à façonner.
Une galette dense d'orge grillée, pétrie à l'eau et à l'huile, à peine cuite ou simplement séchée. Le pain ordinaire de la Grèce, mangé avec olives et fromage.
On me croit née pour les festins, mais c'est l'orge que je connais le mieux : la farine grillée, l'eau, un peu de sel, et ces mains que les dieux m'ont données pour pétrir. Écrase la pâte bien serrée, ami — la maza n'aime pas qu'on la dorlote. Romps-en un morceau, frotte-le d'huile, couche dessus trois olives et un éclat de fromage de chèvre : voilà de quoi tenir debout un jour entier. C'est peu, mais c'est ce que les mortels reçurent en partage le jour où je vins parmi eux.
- •Farine d'orge grillée (alphita) — deux bonnes poignées (socle)
- •Eau — ce qu'il faut (amalgame)
- •Huile d'olive — un filet (liant, goût)
- •Sel marin — une pincée (assaisonnement)
Maza, la galette d'orge du foyer
Une galette dense d'orge grillée, pétrie à l'eau et à l'huile, à peine cuite ou simplement séchée. Le pain ordinaire de la Grèce, mangé avec olives et fromage.
Pourquoi ce plat ? Pandore est la première femme et, dans le récit d'Hésiode, celle par qui s'installe le travail des mortels : désormais il faut pétrir, filer, peiner pour vivre. La maza, galette d'orge sans cuisson au four, est le pain de tous les jours, celui que ses mains de première ménagère auraient appris à façonner.
On me croit née pour les festins, mais c'est l'orge que je connais le mieux : la farine grillée, l'eau, un peu de sel, et ces mains que les dieux m'ont données pour pétrir. Écrase la pâte bien serrée, ami — la maza n'aime pas qu'on la dorlote. Romps-en un morceau, frotte-le d'huile, couche dessus trois olives et un éclat de fromage de chèvre : voilà de quoi tenir debout un jour entier. C'est peu, mais c'est ce que les mortels reçurent en partage le jour où je vins parmi eux.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge grillée (alphita) — deux bonnes poignées (socle)
- Eau — ce qu'il faut (amalgame)
- Huile d'olive — un filet (liant, goût)
- Sel marin — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine d'orge — 200 g (socle)
- Eau tiède — 100 à 130 ml (amalgame)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (liant, goût)
- Sel marin — 1/2 c. à café (assaisonnement)
- Olives noires et fromage de chèvre frais — pour servir (opson (accompagnement))
Préparation
- Torréfier la farine d'orge à sec 3 min à la poêle jusqu'à parfum de pain grillé.
- Saler, ajouter l'huile, puis l'eau tiède peu à peu en pétrissant pour une pâte ferme et compacte.
- Façonner des galettes épaisses de 1 cm.
- Cuire 8 à 10 min sur une poêle chaude légèrement huilée, en retournant à mi-cuisson (ou sécher au four à 200 °C 12 min).
- Servir rompue, arrosée d'huile, avec olives et fromage de chèvre.
Comment on faisait : La maza, faite d'orge plutôt que de froment (plus cher), était l'aliment de base du Grec ordinaire, souvent non levée et à peine cuite. Hésiode lui-même, paysan de Béotie, en aurait vécu. L'opson — olives, fromage, oignon — complétait ce socle frugal.
Le twist contemporain : Passer la galette 1 min sous le gril pour un croustillant fumé, et la servir façon « tartine antique » avec tapenade et miel : sucré-salé assumé.
Pandore · Charactorium





