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Hypocras de la cour de Camelot
Pourquoi ce plat ? À Camelot, quand Perceval revient de ses prouesses, le festin s'achève par « l'issue de table » : on sert l'hypocras, vin sucré et épicé qui scelle l'amitié des chevaliers de la Table Ronde. C'est la boisson des grandes occasions, celle qu'on tend au héros qu'on fête.
Du vin rouge adouci de miel et chargé de gingembre, cannelle, girofle et graine de paradis, puis filtré jusqu'à devenir limpide et soyeux. Chaud ou frais, c'est le digestif noble par excellence, réputé bon pour l'estomac.
Quand je revins à la cour le roi Arthur me fit grand honneur, et au sortir des viandes on apporta l'hypocras dans les hanaps. Crois-moi, chevalier : nul vin n'est si courtois que celui-là, où le miel adoucit l'âpreté et où la poudre d'épices réchauffe le sang après les longs jeûnes de la quête. On le passe par la manche — un sac de drap qu'on nomme la chausse d'Hippocras — tant et tant qu'il devienne clair comme rubis. Bois-en une coupe, mais point trois, si tu veux tenir encore en selle.
- •Vin rouge — un pichet (base)
- •Miel — à la douceur voulue (sucre médiéval)
- •Gingembre, cannelle — bonne pincée (poudre fine, chaleur)
- •Clou de girofle, graine de paradis — quelques-uns (épices nobles)
- •Macis ou noix muscade — un soupçon (parfum)
Hypocras de la cour de Camelot
Du vin rouge adouci de miel et chargé de gingembre, cannelle, girofle et graine de paradis, puis filtré jusqu'à devenir limpide et soyeux. Chaud ou frais, c'est le digestif noble par excellence, réputé bon pour l'estomac.
Pourquoi ce plat ? À Camelot, quand Perceval revient de ses prouesses, le festin s'achève par « l'issue de table » : on sert l'hypocras, vin sucré et épicé qui scelle l'amitié des chevaliers de la Table Ronde. C'est la boisson des grandes occasions, celle qu'on tend au héros qu'on fête.
Quand je revins à la cour le roi Arthur me fit grand honneur, et au sortir des viandes on apporta l'hypocras dans les hanaps. Crois-moi, chevalier : nul vin n'est si courtois que celui-là, où le miel adoucit l'âpreté et où la poudre d'épices réchauffe le sang après les longs jeûnes de la quête. On le passe par la manche — un sac de drap qu'on nomme la chausse d'Hippocras — tant et tant qu'il devienne clair comme rubis. Bois-en une coupe, mais point trois, si tu veux tenir encore en selle.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — un pichet (base)
- Miel — à la douceur voulue (sucre médiéval)
- Gingembre, cannelle — bonne pincée (poudre fine, chaleur)
- Clou de girofle, graine de paradis — quelques-uns (épices nobles)
- Macis ou noix muscade — un soupçon (parfum)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 1 bouteille (75 cl) (base)
- Miel — 80 à 100 g (douceur)
- Gingembre en poudre — 1 c. à café (épice)
- Cannelle (bâton) — 1 (épice)
- Clous de girofle — 4 (épice)
- Graine de paradis (ou poivre) — 1/2 c. à café (épice noble)
- Noix muscade râpée — 1 pincée (parfum)
Préparation
- Faire tiédir (sans bouillir) le vin avec le miel jusqu'à dissolution.
- Ajouter toutes les épices, couvrir et laisser infuser hors du feu 1 à 2 h (ou une nuit au frais pour plus de finesse).
- Filtrer plusieurs fois à travers un linge fin propre (la « chausse ») jusqu'à obtenir un vin parfaitement limpide.
- Servir tiède dans des coupes, ou frais l'été. Se garde quelques jours au frais.
Comment on faisait : L'hypocras (vin passé à la « chausse d'Hippocras ») est documenté dans les recueils médiévaux comme le Ménagier de Paris (1393) et le Viandier. On le servait à l'« issue de table », réputé aide à la digestion. La graine de paradis (maniguette) était une épice de luxe très prisée avant la diffusion du poivre.
Le twist contemporain : Versez-le glacé sur un grand cube de glace clair, hanap d'étain givré : l'« issue de Camelot » en version été.
Sources : Le Ménagier de Paris (1393) · Le Viandier (Taillevent, XIVᵉ s.)
Perceval · Charactorium





