retournerChevreau rôti au miel de thym, pour les noces d'Andromède
Chevreau rôti au miel de thym, pour les noces d'Andromède
Pourquoi ce plat ? Après avoir délivré Andromède du monstre marin, Persée fut accueilli au palais du roi Céphée en Éthiopie, où l'on célébra leurs noces par un grand festin. Chez les Grecs, manger de la viande rôtie était rare et solennel : on n'égorgeait une bête que pour honorer les dieux et les grandes occasions, comme un mariage héroïque.
Un chevreau frotté d'herbes des collines et glacé au miel de thym, rôti lentement jusqu'à ce que la peau craque. La viande, partagée entre les convives après le sacrifice, est le cœur du banquet de fête.
Ce soir-là, étranger, le palais de Céphée brillait de mille torches, car j'avais rendu sa fille à la vie et elle allait être mienne. On mena le chevreau à l'autel, on en brûla la part des dieux — la fumée monte droit vers l'Olympe quand le sacrifice est juste — puis on frotta la bête de thym et de sel et on la glaça de notre miel le plus sombre. Crois-moi : aucune viande n'a meilleur goût que celle qu'on partage le jour où l'on a vaincu la mort. Bois avec moi, et que les dieux qui m'ont armé soient loués.
- •Chevreau (ou jeune agneau) — une épaule ou un gigot (pièce maîtresse)
- •Miel de thym — généreusement (glaçage)
- •Thym et origan sauvages — plusieurs brins (aromate)
- •Huile d'olive — à volonté (matière grasse)
- •Sel marin — à la main (assaisonnement)
Chevreau rôti au miel de thym, pour les noces d'Andromède
Un chevreau frotté d'herbes des collines et glacé au miel de thym, rôti lentement jusqu'à ce que la peau craque. La viande, partagée entre les convives après le sacrifice, est le cœur du banquet de fête.
Pourquoi ce plat ? Après avoir délivré Andromède du monstre marin, Persée fut accueilli au palais du roi Céphée en Éthiopie, où l'on célébra leurs noces par un grand festin. Chez les Grecs, manger de la viande rôtie était rare et solennel : on n'égorgeait une bête que pour honorer les dieux et les grandes occasions, comme un mariage héroïque.
Ce soir-là, étranger, le palais de Céphée brillait de mille torches, car j'avais rendu sa fille à la vie et elle allait être mienne. On mena le chevreau à l'autel, on en brûla la part des dieux — la fumée monte droit vers l'Olympe quand le sacrifice est juste — puis on frotta la bête de thym et de sel et on la glaça de notre miel le plus sombre. Crois-moi : aucune viande n'a meilleur goût que celle qu'on partage le jour où l'on a vaincu la mort. Bois avec moi, et que les dieux qui m'ont armé soient loués.
Ingrédients (version d’époque)
- Chevreau (ou jeune agneau) — une épaule ou un gigot (pièce maîtresse)
- Miel de thym — généreusement (glaçage)
- Thym et origan sauvages — plusieurs brins (aromate)
- Huile d'olive — à volonté (matière grasse)
- Sel marin — à la main (assaisonnement)
Ingrédients
- Épaule ou gigot de chevreau (ou d'agneau) — 1,2 kg (pièce maîtresse)
- Miel de thym — 3 c. à soupe (glaçage)
- Thym frais — 1 belle poignée (aromate)
- Origan séché — 1 c. à café (aromate)
- Huile d'olive — 3 c. à soupe (matière grasse)
- Sel et gros sel — à votre goût (assaisonnement)
Préparation
- Frotte la viande d'huile d'olive, de sel, d'origan et de thym effeuillé, puis laisse reposer 1 h à température ambiante.
- Préchauffe le four à 160 °C.
- Dépose la pièce dans un plat avec un fond d'eau et quelques brins de thym, couvre de papier sulfurisé puis d'un couvercle ou d'aluminium.
- Rôtis lentement 2 h à 2 h 30, en arrosant régulièrement du jus.
- Découvre, badigeonne généreusement de miel de thym, monte à 200 °C et laisse caraméliser 15 à 20 minutes jusqu'à ce que la surface laque et croustille.
- Laisse reposer 10 minutes, puis sers en parts à partager, arrosé du jus.
Comment on faisait : La consommation de viande grecque était indissociable du sacrifice : on offrait les os et la graisse aux dieux en les brûlant, et les hommes se partageaient la chair. Homère décrit ces rôtis de fête dans l'Iliade et l'Odyssée, où les héros embrochent les morceaux et les retournent sur la braise.
Le twist contemporain : Effiloche les restes le lendemain dans une galette d'orge tiède avec un peu de fromage frais : le « gyros du héros ».
Sources : Homère, Odyssée (scènes de banquet) · Andrew Dalby, Food in the Ancient World from A to Z (2003)
Persée · Charactorium





