La carte de Pierre de Ronsard
Cotignac de coings, à la mode du Val de Loire
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Issue de table (confiture sèche / dragerie)

Cotignac de coings, à la mode du Val de Loire

ConservationDocumentée🍯 🍋moyen1 h 30 (+ séchage 24-48 h)
Issue de table (confiture sèche / dragerie)

Cotignac de coings, à la mode du Val de Loire

Pourquoi ce plat ? Les vergers du Vendômois et de l'Orléanais regorgeaient de coings, fruit âpre qu'on ne mange que cuit. Réduit en pâte sucrée, le cotignac se conservait des mois et se présentait sur les belles tables, comme à celles que fréquentait Ronsard à la cour.

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Issue de table (confiture sèche / dragerie)

Une pâte de coings dense et translucide, cuite avec du sucre jusqu'à prendre, séchée puis découpée en losanges parfumés. Une douceur de garde, ambrée et délicatement acidulée.

L'automne venu, quand le coing jaunit et embaume tout le cellier, je le faisais cuire en cette pâte que l'on nomme cotignac. Patience : on tourne, on tourne la pâte sur le feu jusqu'à ce que la cuiller y trace son sillon. Puis on la sèche, on la taille en petits losanges, et te voilà pourvu de douceurs pour tout l'hiver. À la cour on en offrait dans des boîtes de bois mince — présent modeste, mais d'une saveur qui tient sa promesse jusqu'aux froidures.
Pierre de Ronsard
Ingrédients
  • Coings bien mûrsune corbeille (fruit)
  • Sucreà poids du fruit cuit (conservation et douceur)
  • Eaupour la première cuisson (cuisson)
Comment on faisait : Le cotignac (de coing) était une spécialité réputée d'Orléans, offerte en présent dans des boîtes d'épicéa. Les confitures sèches, gourmandes en sucre encore rare, étaient un luxe de l'issue de table et un mode de conservation des fruits pour l'hiver.
Sources : Nostradamus, Traité des fardements et confitures (1555) · Tradition du cotignac d'Orléans

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