retournerKoba akondro (gâteau de riz, banane et arachide)
Koba akondro (gâteau de riz, banane et arachide)
Pourquoi ce plat ? Le koba, pâte dense de riz, banane et arachide cuite des heures dans une feuille de bananier, est la friandise-voyage de Madagascar : elle se garde, se transporte, se mange en chemin. Ranavalona III, déportée de Madagascar à La Réunion puis à Alger, connaît la douleur du long voyage — et le koba en est l'en-cas emblématique.
Une pâte compacte et sucrée de farine de riz, de bananes mûres écrasées et d'arachides pilées, longuement cuite dans une feuille de bananier. Dense, nourrissante, sucrée juste ce qu'il faut : le casse-croûte qui tient au corps sur la route.
Pour la route, rien ne vaut le koba. On pile l'arachide, on écrase les bananes bien mûres, on lie le tout de farine de riz, et l'on enferme cette pâte dans une feuille de bananier nouée. Puis on la cuit longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'elle soit ferme. Glissez-la dans votre besace : elle ne se gâte point et vous nourrit aux longues heures de marche. Moi qui ai connu les longs exils sur la mer, je sais le prix d'un mets qui voyage sans faiblir.
- •Farine de riz (vary) — deux mesures (liant)
- •Bananes très mûres — une grappe (sucre et liant)
- •Arachides décortiquées — une bonne poignée (garniture grasse)
- •Miel ou sucre de canne — à convenance (douceur)
- •Feuille de bananier — une grande (emballage de cuisson)
Koba akondro (gâteau de riz, banane et arachide)
Une pâte compacte et sucrée de farine de riz, de bananes mûres écrasées et d'arachides pilées, longuement cuite dans une feuille de bananier. Dense, nourrissante, sucrée juste ce qu'il faut : le casse-croûte qui tient au corps sur la route.
Pourquoi ce plat ? Le koba, pâte dense de riz, banane et arachide cuite des heures dans une feuille de bananier, est la friandise-voyage de Madagascar : elle se garde, se transporte, se mange en chemin. Ranavalona III, déportée de Madagascar à La Réunion puis à Alger, connaît la douleur du long voyage — et le koba en est l'en-cas emblématique.
Pour la route, rien ne vaut le koba. On pile l'arachide, on écrase les bananes bien mûres, on lie le tout de farine de riz, et l'on enferme cette pâte dans une feuille de bananier nouée. Puis on la cuit longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'elle soit ferme. Glissez-la dans votre besace : elle ne se gâte point et vous nourrit aux longues heures de marche. Moi qui ai connu les longs exils sur la mer, je sais le prix d'un mets qui voyage sans faiblir.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de riz (vary) — deux mesures (liant)
- Bananes très mûres — une grappe (sucre et liant)
- Arachides décortiquées — une bonne poignée (garniture grasse)
- Miel ou sucre de canne — à convenance (douceur)
- Feuille de bananier — une grande (emballage de cuisson)
Ingrédients
- Farine de riz — 200 g (liant)
- Bananes très mûres — 4 (sucre et liant)
- Cacahuètes non salées — 120 g grossièrement pilées (garniture grasse)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Feuille de bananier (ou papier cuisson + papier alu) — 1 grande (emballage de cuisson)
Préparation
- Écraser les bananes en purée, ajouter le miel et les cacahuètes pilées.
- Incorporer peu à peu la farine de riz jusqu'à obtenir une pâte épaisse et homogène.
- Déposer la pâte au centre de la feuille de bananier passée à la flamme (ou du papier cuisson), former un boudin et bien refermer en ficelant.
- Cuire à la vapeur ou dans l'eau frémissante 1 h 30 à 2 h, jusqu'à ce que la pâte soit ferme.
- Laisser refroidir, puis trancher en rondelles épaisses.
Comment on faisait : Le koba se préparait en grande quantité et se cuisait des heures dans des feuilles de bananier au-dessus du feu. Sa densité et son emballage naturel en faisaient une provision de voyage et de marché, vendue encore aujourd'hui en rondelles sur les routes malgaches.
Le twist contemporain : Tranché finement et juste poêlé pour caraméliser les bords, le koba akondro se sert tiède avec une boule de glace coco — version dessert d'aujourd'hui.
Ranavalona III · Charactorium





