La carte de Robert Desnos
Rillettes au pot du bistrot
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La cochonnaille de garde (le pot de gras qu'on garde au frais et qu'on entame quand on veut)

Rillettes au pot du bistrot

ConservationDocumentée🧂 🍋moyen4 h
La cochonnaille de garde (le pot de gras qu'on garde au frais et qu'on entame quand on veut)

Rillettes au pot du bistrot

Pourquoi ce plat ? La fiche de Desnos le rappelle : il mangeait simplement, fromages et charcuteries de bistrot. Les rillettes, viande de porc longuement confite et conservée sous sa propre graisse, étaient la cochonnaille populaire par excellence — un pot qui se garde, qu'on étale sur le pain au comptoir avec quelques cornichons et un verre de rouge.

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La cochonnaille de garde (le pot de gras qu'on garde au frais et qu'on entame quand on veut)

Du porc cuit des heures dans sa graisse jusqu'à s'effilocher, salé et conservé en pot. Une tartine de rillettes, des cornichons acidulés, du pain de campagne : le bonheur rustique du comptoir.

Les rillettes, c'est la sagesse du cochon faite tartine ! On laisse mijoter la viande des heures durant, tout doux, dans sa propre graisse, jusqu'à ce qu'elle se défasse comme un secret qu'on n'arrive plus à garder. On serre ça dans un pot, on coule le gras par-dessus pour la protéger, et ça t'attend bien sage au frais des semaines. Tu l'étales épais sur du pain de campagne, tu croques un cornichon bien acide à côté, un coup de rouge, et te voilà heureux comme un poète payé d'avance.
Robert Desnos
Ingrédients
  • Échine et poitrine de porcde bons morceaux gras (viande à confire)
  • Saindoux / graisse de porcde quoi couvrir (cuisson et conservation)
  • Selà la main (assaisonnement, conservation)
  • Poivre, thym, laurierselon le goût (parfum)
Comment on faisait : Les rillettes (du Mans, de Tours) sont une technique de conservation paysanne ancestrale : confire le porc dans sa graisse permettait de garder la viande des semaines sans froid. Au début du XXe siècle, elles garnissaient les comptoirs des bistrots et les paniers populaires. Sous l'Occupation, la viande de porc rationnée rendit ce pot encore plus précieux.
Sources : Auguste Escoffier, Le Guide culinaire, 1903 · Jean-Pierre Coffe, Le Vrai Vivre, tradition charcutière française

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