Le café (breuvage des cercles politiques)
Le café noir des Jacobins
BoissonÉvocation☕facile10 min
Café moulu infusé à l'eau frémissante, servi noir et serré, parfois additionné de chicorée torréfiée pour étirer la précieuse poudre — l'amertume franche des veilleurs et des orateurs.
Le café (breuvage des cercles politiques)
Café moulu infusé à l'eau frémissante, servi noir et serré, parfois additionné de chicorée torréfiée pour étirer la précieuse poudre — l'amertume franche des veilleurs et des orateurs.
Le vin échauffe les têtes et délie trop les langues ; moi, je préfère le café, qui éveille l'esprit sans l'égarer. À l'heure où les patriotes veillent et où l'on prépare les discours du lendemain, une tasse noire et amère vaut mieux qu'une carafe. On torréfie le grain, on le pile, on verse l'eau bouillante par-dessus, et l'on attend que la poudre repose. Bois-le sans sucre, citoyen, si tu veux garder la tête claire pour servir la liberté.
Ingrédients
- •Grains de café — une bonne mesure (base)
- •Racine de chicorée torréfiée — un peu (optionnel) (allonger et corser)
- •Eau de source — ce qu'il faut (infusion)
- •Sucre — rarement (adoucir (facultatif))
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, le café se préparait par décoction ou infusion dans un pot, bien avant le filtre moderne ; la chicorée servait à économiser le grain importé, coûteux. Les cafés parisiens (Procope, Foy) et les clubs étaient les forums de la Révolution, et la boisson, symbole de lucidité bourgeoise, s'opposait à l'ivresse populaire du vin.