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Le café noir des Jacobins
Pourquoi ce plat ? Le café est le carburant de la Révolution : on débat, on conspire et on harangue dans les cafés et les clubs. Robespierre, orateur infatigable du Club des Jacobins, appartient à cette génération qui pense la République une tasse à la main. Sobre par ailleurs, il convenait à un homme méfiant des plaisirs du vin.
Café moulu infusé à l'eau frémissante, servi noir et serré, parfois additionné de chicorée torréfiée pour étirer la précieuse poudre — l'amertume franche des veilleurs et des orateurs.
Le vin échauffe les têtes et délie trop les langues ; moi, je préfère le café, qui éveille l'esprit sans l'égarer. À l'heure où les patriotes veillent et où l'on prépare les discours du lendemain, une tasse noire et amère vaut mieux qu'une carafe. On torréfie le grain, on le pile, on verse l'eau bouillante par-dessus, et l'on attend que la poudre repose. Bois-le sans sucre, citoyen, si tu veux garder la tête claire pour servir la liberté.
- •Grains de café — une bonne mesure (base)
- •Racine de chicorée torréfiée — un peu (optionnel) (allonger et corser)
- •Eau de source — ce qu'il faut (infusion)
- •Sucre — rarement (adoucir (facultatif))
Le café noir des Jacobins
Café moulu infusé à l'eau frémissante, servi noir et serré, parfois additionné de chicorée torréfiée pour étirer la précieuse poudre — l'amertume franche des veilleurs et des orateurs.
Pourquoi ce plat ? Le café est le carburant de la Révolution : on débat, on conspire et on harangue dans les cafés et les clubs. Robespierre, orateur infatigable du Club des Jacobins, appartient à cette génération qui pense la République une tasse à la main. Sobre par ailleurs, il convenait à un homme méfiant des plaisirs du vin.
Le vin échauffe les têtes et délie trop les langues ; moi, je préfère le café, qui éveille l'esprit sans l'égarer. À l'heure où les patriotes veillent et où l'on prépare les discours du lendemain, une tasse noire et amère vaut mieux qu'une carafe. On torréfie le grain, on le pile, on verse l'eau bouillante par-dessus, et l'on attend que la poudre repose. Bois-le sans sucre, citoyen, si tu veux garder la tête claire pour servir la liberté.
Ingrédients (version d’époque)
- Grains de café — une bonne mesure (base)
- Racine de chicorée torréfiée — un peu (optionnel) (allonger et corser)
- Eau de source — ce qu'il faut (infusion)
- Sucre — rarement (adoucir (facultatif))
Ingrédients
- Café fraîchement moulu (mouture grossière) — 2 c. à soupe par tasse (base)
- Chicorée torréfiée — 1 pincée (optionnel) (corser)
- Eau frémissante (env. 92 °C) — 20 cl par tasse (infusion)
- Sucre — facultatif (adoucir)
Préparation
- Torréfiez légèrement et moulez le café juste avant l'usage pour garder l'arôme.
- Déposez la mouture (et la chicorée) dans un pot, versez l'eau frémissante mais non bouillante.
- Laissez infuser 4 à 5 minutes en remuant une fois, puis laissez la poudre se déposer.
- Versez doucement dans la tasse en retenant le marc, ou filtrez.
- Servez noir et brûlant ; sucrez seulement si le cœur vous en dit.
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, le café se préparait par décoction ou infusion dans un pot, bien avant le filtre moderne ; la chicorée servait à économiser le grain importé, coûteux. Les cafés parisiens (Procope, Foy) et les clubs étaient les forums de la Révolution, et la boisson, symbole de lucidité bourgeoise, s'opposait à l'ivresse populaire du vin.
Le twist contemporain : Servez en petite tasse noire avec un zeste d'orange posé sur la soucoupe — l'amer du café réveillé par le parfum du fruit cher à Robespierre.
Robespierre · Charactorium





