La carte de Émilie du Châtelet
Café des veilles studieuses
retourner
Issue de table (au salon)

Café des veilles studieuses

BoissonReconstitution☕facile10 min
Issue de table (au salon)

Café des veilles studieuses

Pourquoi ce plat ? Émilie travaillait jusqu'à l'aube, dormant trois ou quatre heures à peine pendant qu'elle achevait sa traduction des Principia de Newton. Le café, breuvage à la mode des philosophes et des cafés parisiens comme le Gradot qu'elle fréquentait, était le compagnon de ces nuits de calcul.

cliquer pour retourner
Issue de table (au salon)

Un café préparé par décoction, fort et parfumé, servi brûlant dans une petite tasse de porcelaine — le breuvage qui tient l'esprit en éveil quand le monde dort.

On me reproche mes nuits sans sommeil ; on a tort, car c'est là que l'esprit travaille le mieux, quand le château se tait. Je fais alors préparer ce café à la mode nouvelle : on fait bouillir la poudre dans l'eau, on laisse tomber le marc au fond, et l'on verse cette liqueur noire et brûlante. Un peu de sucre pour l'amertume, et me voilà capable de suivre Monsieur Newton trois heures encore. Croyez-moi, point de découverte sans veille, et point de veille sans café.
— Émilie du Châtelet
Ingrédients
  • •Café en poudre fraîchement moulu — trois cuillerées (corps du breuvage)
  • •Eau — une chopine (infusion)
  • •Sucre — à volonté (adoucit l'amertume)
Comment on faisait : Au début du XVIIIe siècle, le café se préparait par décoction (on faisait bouillir la poudre dans l'eau), bien avant l'invention de la cafetière à filtre de la fin du siècle. Les cafés de Paris, comme le Procope ou le Gradot, étaient devenus les laboratoires de la pensée des Lumières où savants et écrivains débattaient autour de ce breuvage encore exotique et coûteux.
Sources : Philippe Sylvestre Dufour, Traité du café, du thé et du chocolat, 1685 · Élisabeth Badinter, Émilie, Émilie : l'ambition féminine au XVIIIe siècle, 1983

Voir aussi