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Chocolat à la cannelle du matin
Pourquoi ce plat ? À Versailles, le chocolat chaud était la boisson de luxe du lever, servie aux souverains et aux courtisans depuis le XVIIe siècle. Le roi, grand mangeur, ne dédaignait pas ce réconfort sucré et parfumé pour commencer la journée.
Un chocolat chaud épais, battu jusqu'à mousser au moulinet, parfumé de cannelle : la douceur matinale des appartements royaux.
Au lever, avant les affaires du Royaume, on M'apporte le chocolat. On le fait fondre lentement dans l'eau, on le sucre, on y râpe un peu de cannelle, puis on le bat au moulinet jusqu'à ce qu'il monte en belle mousse — c'est là tout le secret. Bien chaud, il réconforte un homme avant les fatigues du jour. J'en goûte volontiers une seconde tasse ; Ma table, vous le savez, n'a jamais été d'une grande sobriété.
- •Chocolat en tablette (cacao, sucre) — quelques carrés (base)
- •Eau — une tasse (liquide de fonte)
- •Cannelle — une pincée râpée (parfum, signature)
- •Sucre — selon le goût (douceur)
Chocolat à la cannelle du matin
Un chocolat chaud épais, battu jusqu'à mousser au moulinet, parfumé de cannelle : la douceur matinale des appartements royaux.
Pourquoi ce plat ? À Versailles, le chocolat chaud était la boisson de luxe du lever, servie aux souverains et aux courtisans depuis le XVIIe siècle. Le roi, grand mangeur, ne dédaignait pas ce réconfort sucré et parfumé pour commencer la journée.
Au lever, avant les affaires du Royaume, on M'apporte le chocolat. On le fait fondre lentement dans l'eau, on le sucre, on y râpe un peu de cannelle, puis on le bat au moulinet jusqu'à ce qu'il monte en belle mousse — c'est là tout le secret. Bien chaud, il réconforte un homme avant les fatigues du jour. J'en goûte volontiers une seconde tasse ; Ma table, vous le savez, n'a jamais été d'une grande sobriété.
Ingrédients (version d’époque)
- Chocolat en tablette (cacao, sucre) — quelques carrés (base)
- Eau — une tasse (liquide de fonte)
- Cannelle — une pincée râpée (parfum, signature)
- Sucre — selon le goût (douceur)
Ingrédients
- Chocolat noir (70 %) — 50 g (base)
- Eau (ou moitié eau, moitié lait) — 250 ml (liquide)
- Cannelle en poudre — 1 pincée (parfum, signature)
- Sucre — 1 à 2 c. à café (douceur)
Préparation
- Hachez le chocolat et faites-le fondre doucement dans l'eau (ou eau + lait) chaude sans bouillir.
- Ajoutez le sucre et la cannelle, fouettez bien.
- Battez énergiquement au fouet (ou au mixeur plongeant) pour faire mousser, comme le « moulinet » d'autrefois.
- Versez bien chaud dans une tasse et dégustez aussitôt, idéalement avec une brioche.
Comment on faisait : Le chocolat arrive à la cour de France au XVIIe siècle via l'Espagne et reste, au XVIIIe, un marqueur de raffinement. On le préparait à l'eau, fortement battu à l'aide d'un « moulinet » (molinillo) pour le rendre mousseux, et on le parfumait de cannelle, de vanille ou d'ambre.
Le twist contemporain : Une râpure d'orange et une pointe de fleur de sel transforment cette tasse royale en chocolat chaud de chef pour les matins d'hiver.
Sources : Usages de la cour de Versailles, XVIIe-XVIIIe siècles · Menon, La Science du maître d'hôtel confiseur, 1750
Louis XVI · Charactorium





