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Chocolat chaud épicé à la mode de la cour
Pourquoi ce plat ? La Fontaine fréquenta Versailles et les salons. Le chocolat, nouveauté venue d'Espagne et lancée à la cour par les reines, y faisait fureur de son vivant. Cette boisson exotique et élégante évoque l'air du temps mondain qu'il respirait.
Une boisson chaude, épaisse et parfumée, battue jusqu'à la mousse au moulinet, sucrée et relevée de cannelle : la grande mode des cours d'Europe au temps de Louis XIV.
On vante fort, à présent, ce breuvage des Indes occidentales que les dames de la cour prennent dès le matin. Je vous l'avoue, j'en goûtai par curiosité plus que par gourmandise : on le fait épaissir au feu, on le sucre, on y râpe un peu de cannelle, puis on le bat au moulinet jusqu'à ce qu'il écume comme la mer. C'est amer et doux tout ensemble — fort à la mode, et qui réveille, dit-on, l'esprit endormi. Le mien en aurait grand besoin.
- •Tablette de cacao (chocolat à fondre des Indes) — un morceau (base)
- •Eau ou lait — une pinte (liquide)
- •Sucre — à discrétion (douceur)
- •Cannelle — une pincée râpée (épice)
Chocolat chaud épicé à la mode de la cour
Une boisson chaude, épaisse et parfumée, battue jusqu'à la mousse au moulinet, sucrée et relevée de cannelle : la grande mode des cours d'Europe au temps de Louis XIV.
Pourquoi ce plat ? La Fontaine fréquenta Versailles et les salons. Le chocolat, nouveauté venue d'Espagne et lancée à la cour par les reines, y faisait fureur de son vivant. Cette boisson exotique et élégante évoque l'air du temps mondain qu'il respirait.
On vante fort, à présent, ce breuvage des Indes occidentales que les dames de la cour prennent dès le matin. Je vous l'avoue, j'en goûtai par curiosité plus que par gourmandise : on le fait épaissir au feu, on le sucre, on y râpe un peu de cannelle, puis on le bat au moulinet jusqu'à ce qu'il écume comme la mer. C'est amer et doux tout ensemble — fort à la mode, et qui réveille, dit-on, l'esprit endormi. Le mien en aurait grand besoin.
Ingrédients (version d’époque)
- Tablette de cacao (chocolat à fondre des Indes) — un morceau (base)
- Eau ou lait — une pinte (liquide)
- Sucre — à discrétion (douceur)
- Cannelle — une pincée râpée (épice)
Ingrédients
- Chocolat noir (70 %) — 80 g (base)
- Lait entier (ou eau) — 50 cl (liquide)
- Sucre — 1 à 2 c. à soupe (douceur)
- Cannelle en poudre — 1 pincée (épice)
Préparation
- Faire chauffer le lait (ou l'eau) sans le faire bouillir.
- Y faire fondre le chocolat cassé en morceaux en remuant.
- Ajouter le sucre et la cannelle, goûter et ajuster.
- Battre énergiquement au fouet (ou au moulinet) pour faire mousser, puis servir brûlant dans de petites tasses.
Comment on faisait : Le chocolat arrive en France au XVIIᵉ siècle par l'Espagne et s'impose à la cour, notamment avec Anne d'Autriche puis Marie-Thérèse, épouse de Louis XIV. On le préparait épais, sucré et épicé (cannelle, parfois fleur d'oranger), battu à l'aide d'un moussoir appelé « moulinet ». C'était une boisson de luxe, réservée aux élites.
Le twist contemporain : Servir dans une petite tasse en porcelaine avec une mousse de lait montée et un bâton de cannelle, en « chocolat de Versailles ».
Jean de La Fontaine · Charactorium





