La carte de Rosa Parks
Le repas de route emballé (shoebox lunch, mangé en chemin faute de pouvoir s'asseoir)

Le déjeuner « boîte à chaussures » : poulet frit froid pour le voyage (Shoebox lunch)

VoyageDocumentée🧂 🍄moyen30 min (+ marinade 12 h)

Du poulet mariné au babeurre, pané et frit croustillant, puis laissé refroidir : il se transporte parfaitement et se déguste à la main, en route. Le symbole le plus émouvant de la cuisine afro-américaine du voyage.

Le repas de route emballé (shoebox lunch, mangé en chemin faute de pouvoir s'asseoir)

Du poulet mariné au babeurre, pané et frit croustillant, puis laissé refroidir : il se transporte parfaitement et se déguste à la main, en route. Le symbole le plus émouvant de la cuisine afro-américaine du voyage.

Avant un long trajet, je préparais la boîte la veille au soir. Je laissais tremper le poulet dans le babeurre toute la nuit — c'est le secret pour qu'il reste tendre — puis je le roulais dans la farine bien assaisonnée et je le faisais dorer dans la graisse chaude. On ne pouvait pas s'asseoir pour manger comme tout le monde, alors on mangeait dignement, à sa place, avec ce qu'on avait fait de ses propres mains. Je tapissais la boîte à chaussures de papier propre, j'ajoutais une tranche de pain et un fruit, et nul ne pouvait nous ôter ça.
Rosa Parks
Ingrédients
  • Morceaux de pouletun poulet découpé (base)
  • Babeurrede quoi couvrir (marinade attendrissante)
  • Farinedeux tasses (panure)
  • Saindoux ou graisse végétalepour frire (friture)
  • Sel, poivre, paprikagénéreusement (assaisonnement)
Comment on faisait : Le « shoebox lunch » est un héritage de la ségrégation et de la Grande Migration des Noirs du Sud vers le Nord (dont Detroit, où Rosa Parks s'installa en 1957). Privés d'accès aux restaurants, les voyageurs noirs emportaient un repas froid maison ; le poulet frit, qui se conserve et se mange sans couverts, en était la pièce maîtresse.
Sources : Psyche Williams-Forson, « Building Houses out of Chicken Legs: Black Women, Food, and Power », 2006 · Jessica B. Harris, « High on the Hog », 2011

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