La carte de Salote Tupou III
Iʻa (accompagnement protéiné cuit au ʻumu)

Lū pulu

FestifDocumentée🧂 🍄moyen2 h 30

Papillotes de feuilles de taro farcies de viande et nappées de crème de coco épaisse, cuites lentement au four de terre. Les feuilles fondent en une texture soyeuse, presque crémeuse, tandis que le lolo imprègne la viande. C'est le cœur de tout festin royal tongien.

Iʻa (accompagnement protéiné cuit au ʻumu)

Papillotes de feuilles de taro farcies de viande et nappées de crème de coco épaisse, cuites lentement au four de terre. Les feuilles fondent en une texture soyeuse, presque crémeuse, tandis que le lolo imprègne la viande. C'est le cœur de tout festin royal tongien.

Quand nous préparons un kātoanga au palais de Nukuʻalofa, le lū doit être parfait — c'est par lui que l'on juge la générosité du chef. Je veille moi-même au choix des feuilles de taro : les plus jeunes, les plus tendres, cueillies le matin même. On les empile avec la viande et le lolo, on ficelle, et tout descend dans le ʻumu avec les pierres brûlantes. Quand on ouvre la terre trois heures plus tard, le parfum qui s'élève, c'est le parfum même de Tonga. À Londres, lors du couronnement de Sa Majesté Élisabeth, c'est ce parfum qui me manquait le plus sous la pluie anglaise.
Salote Tupou III
Ingrédients
  • Feuilles de taro (lou)Deux belles poignées par convive (Enveloppe et légume fondant)
  • Corned beef ou porc fraisUn bon morceau par papillote (Protéine principale)
  • Crème de coco fraîche (lolo)Pressée de deux noix de coco (Sauce et matière grasse)
  • OignonUn, émincé (Aromate)
  • SelUne pincée (Assaisonnement)
Comment on faisait : Le lū était traditionnellement cuit dans le ʻumu, le four de terre polynésien : une fosse tapissée de pierres volcaniques chauffées au rouge, dans laquelle on dépose les papillotes de feuilles de bananier avant de recouvrir de terre. La cuisson durait trois à quatre heures. Le corned beef importé (pulu tauki) remplaça progressivement le porc frais dans les foyers à partir des années 1920, devenant ironiquement un symbole de fête.
Sources : Helu, I. Futa. « Critical Essays: Cultural Perspectives from the South Seas ». Journal of Pacific History. · Pollock, Nancy J. « These Roots Remain: Food Habits in Islands of the Central and Eastern Pacific since Western Contact ». University of Hawaii Press, 1992.

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