Dulcia, le service sucré qui clôt le deipnon
Galettes au miel et au sésame (koptai / dulcia)
FestifReconstitution🍯moyen50 min
De petites galettes croquantes de farine et de sésame liées au miel, parfumées d'un peu de vin cuit — ancêtres directs du pasteli et des baklavas, douceur de fête à la byzantine.
Dulcia, le service sucré qui clôt le deipnon
De petites galettes croquantes de farine et de sésame liées au miel, parfumées d'un peu de vin cuit — ancêtres directs du pasteli et des baklavas, douceur de fête à la byzantine.
Pour clore la table, ma sœur Pulchérie elle-même, qui aime la frugalité des vierges consacrées, tolère ces petites galettes de miel et de sésame. On pétrit la farine fine, on la dore, puis on la noie dans le miel bouillant parfumé de vin cuit, et l'on saupoudre de sésame grillé. Une seule suffit, vois-tu : la douceur, comme la pourpre, ne vaut que si l'on n'en abuse pas.
Ingrédients
- •Farine de froment — une mesure (base)
- •Miel — abondamment (liant sucré)
- •Sésame — une poignée (croquant et parfum)
- •Vin cuit (defrutum) — un trait (arôme)
- •Huile d'olive — un peu (matière grasse)
Comment on faisait : Les dulcia romains et byzantins étaient des beignets ou galettes frits/dorés puis enrobés de miel chaud et de graines (sésame, pavot, noix). Le sucre n'existait pas en cuisine : le miel était l'unique sucrant, souvent associé au vin cuit pour la profondeur.
Sources : Apicius, De re coquinaria, VII (dulcia domestica) · A. Dalby, Flavours of Byzantium (2003)