La carte de Thor
Boucs de Thor rôtis au genièvre et au miel
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Steik — la viande de broche du festin

Boucs de Thor rôtis au genièvre et au miel

FestifÉvocation🧂 🍄moyen3 h
Steik — la viande de broche du festin

Boucs de Thor rôtis au genièvre et au miel

Pourquoi ce plat ? Le char de Thor est tiré par deux boucs, Tanngrisnir et Tanngnjóstr (« Grince-des-Dents » et « Crisse-des-Dents »). Le soir, le dieu les abat et les mange ; au matin, il brandit Mjölnir au-dessus des peaux et des os intacts, et les boucs ressuscitent, prêts à reprendre la route. Aucun plat ne lui ressemble davantage : la viande rôtie du festin où l'on prend soin de ne pas briser les os.

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Steik — la viande de broche du festin

Un gigot et des côtes de chèvre (ou d'agneau) frottés au sel, au genièvre écrasé et au miel, rôtis lentement près du feu jusqu'à ce que la croûte caramélise. La chair fondante se détache des os qu'on prend garde de garder entiers, comme dans le mythe.

Approche, mortel, et n'aie point peur du tonnerre dans ma voix ! Quand le soir tombe sur la route, j'abats mes deux boucs, je les écorche avec soin et je jette la chair sur les braises — souviens-toi bien : ne brise jamais un os, pas même pour la moelle, car au matin je lève Mjölnir et mes bêtes se redressent, vivantes ! Frotte la viande de baies de genièvre et d'un peu de miel des forêts, et laisse le feu faire son œuvre, lentement, comme la foudre patiente dans le nuage. Mange large, bois fort, et porte la corne à la santé d'Ásgard !
Thor
Ingrédients
  • Quartier de chèvre ou de bélier (gigot et côtes, os entiers)une belle pièce pour la tablée (viande maîtresse du festin)
  • Baies de genièvreune poignée, écrasées (parfum résineux du Nord)
  • Miel sauvagequelques cuillerées (glaçage et caramélisation)
  • Sel marinà la main (assaisonnement et tenue)
  • Oignon sauvage et thym serpoletselon cueillette (aromates)
Comment on faisait : À l'âge viking, le gros gibier et les bêtes du troupeau étaient embrochés ou rôtis dans des fosses près du feu central du hall. Le miel, seul sucrant disponible, servait à la fois de glaçage et de conservateur. Les os entiers avaient une valeur rituelle : on les comptait, on en faisait des outils, et le mythe des boucs ressuscités leur donne un sens sacré.
Sources : Snorri Sturluson, Edda (Gylfaginning), XIIIe s. — épisode des boucs de Thor · Daniel Serra & Hanna Tunberg, An Early Meal: A Viking Age Cookbook, 2013

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