Boucs de Thor rôtis au genièvre et au miel
Un gigot et des côtes de chèvre (ou d'agneau) frottés au sel, au genièvre écrasé et au miel, rôtis lentement près du feu jusqu'à ce que la croûte caramélise. La chair fondante se détache des os qu'on prend garde de garder entiers, comme dans le mythe.
Un gigot et des côtes de chèvre (ou d'agneau) frottés au sel, au genièvre écrasé et au miel, rôtis lentement près du feu jusqu'à ce que la croûte caramélise. La chair fondante se détache des os qu'on prend garde de garder entiers, comme dans le mythe.
Approche, mortel, et n'aie point peur du tonnerre dans ma voix ! Quand le soir tombe sur la route, j'abats mes deux boucs, je les écorche avec soin et je jette la chair sur les braises — souviens-toi bien : ne brise jamais un os, pas même pour la moelle, car au matin je lève Mjölnir et mes bêtes se redressent, vivantes ! Frotte la viande de baies de genièvre et d'un peu de miel des forêts, et laisse le feu faire son œuvre, lentement, comme la foudre patiente dans le nuage. Mange large, bois fort, et porte la corne à la santé d'Ásgard !
- •Quartier de chèvre ou de bélier (gigot et côtes, os entiers) — une belle pièce pour la tablée (viande maîtresse du festin)
- •Baies de genièvre — une poignée, écrasées (parfum résineux du Nord)
- •Miel sauvage — quelques cuillerées (glaçage et caramélisation)
- •Sel marin — à la main (assaisonnement et tenue)
- •Oignon sauvage et thym serpolet — selon cueillette (aromates)
Boucs de Thor rôtis au genièvre et au miel
Un gigot et des côtes de chèvre (ou d'agneau) frottés au sel, au genièvre écrasé et au miel, rôtis lentement près du feu jusqu'à ce que la croûte caramélise. La chair fondante se détache des os qu'on prend garde de garder entiers, comme dans le mythe.
Pourquoi ce plat ? Le char de Thor est tiré par deux boucs, Tanngrisnir et Tanngnjóstr (« Grince-des-Dents » et « Crisse-des-Dents »). Le soir, le dieu les abat et les mange ; au matin, il brandit Mjölnir au-dessus des peaux et des os intacts, et les boucs ressuscitent, prêts à reprendre la route. Aucun plat ne lui ressemble davantage : la viande rôtie du festin où l'on prend soin de ne pas briser les os.
Approche, mortel, et n'aie point peur du tonnerre dans ma voix ! Quand le soir tombe sur la route, j'abats mes deux boucs, je les écorche avec soin et je jette la chair sur les braises — souviens-toi bien : ne brise jamais un os, pas même pour la moelle, car au matin je lève Mjölnir et mes bêtes se redressent, vivantes ! Frotte la viande de baies de genièvre et d'un peu de miel des forêts, et laisse le feu faire son œuvre, lentement, comme la foudre patiente dans le nuage. Mange large, bois fort, et porte la corne à la santé d'Ásgard !
Ingrédients (version d’époque)
- Quartier de chèvre ou de bélier (gigot et côtes, os entiers) — une belle pièce pour la tablée (viande maîtresse du festin)
- Baies de genièvre — une poignée, écrasées (parfum résineux du Nord)
- Miel sauvage — quelques cuillerées (glaçage et caramélisation)
- Sel marin — à la main (assaisonnement et tenue)
- Oignon sauvage et thym serpolet — selon cueillette (aromates)
Ingrédients
- Gigot de chèvre ou d'agneau — 1,2 kg (viande maîtresse)
- Baies de genièvre — 2 c. à soupe, écrasées (parfum résineux)
- Miel liquide — 3 c. à soupe (glaçage)
- Gros sel — 2 c. à café (assaisonnement)
- Oignon — 1, émincé (aromate)
- Thym — 4 branches (aromate)
- Beurre — 30 g (arrosage)
Préparation
- Mélangez le genièvre écrasé, le sel et le thym effeuillé, puis frottez-en toute la viande. Laissez reposer 1 h à température ambiante.
- Préchauffez le four à 160 °C. Déposez le gigot sur un lit d'oignon dans un plat, ajoutez le beurre et un fond d'eau.
- Rôtissez 2 h à 2 h 30 en arrosant régulièrement du jus.
- À 30 minutes de la fin, badigeonnez généreusement de miel pour obtenir une croûte dorée et caramélisée.
- Laissez reposer 15 min, puis servez en détachant la chair des os — gardés entiers, fidèles au mythe.
Comment on faisait : À l'âge viking, le gros gibier et les bêtes du troupeau étaient embrochés ou rôtis dans des fosses près du feu central du hall. Le miel, seul sucrant disponible, servait à la fois de glaçage et de conservateur. Les os entiers avaient une valeur rituelle : on les comptait, on en faisait des outils, et le mythe des boucs ressuscités leur donne un sens sacré.
Le twist contemporain : Dressez les os bien rangés sur une planche de bois brut, comme si Thor allait les ressusciter d'un coup de marteau au petit matin.
Sources : Snorri Sturluson, Edda (Gylfaginning), XIIIe s. — épisode des boucs de Thor · Daniel Serra & Hanna Tunberg, An Early Meal: A Viking Age Cookbook, 2013
Thor · Charactorium



