La carte de Tristan et Iseult
Brouet de malade (mets doux des convalescents)

Blanc-manger d'Iseut pour le chevalier blessé

RemèdeDocumentée🍯 🌶️facile40 min

Un velouté blanc et nourrissant de lait d'amandes et de riz, enrichi de fines lamelles de blanc de volaille, parfumé d'un soupçon de gingembre et de safran. Doux, réconfortant, facile à avaler : le plat médiéval des corps à reconstruire.

Brouet de malade (mets doux des convalescents)

Un velouté blanc et nourrissant de lait d'amandes et de riz, enrichi de fines lamelles de blanc de volaille, parfumé d'un soupçon de gingembre et de safran. Doux, réconfortant, facile à avaler : le plat médiéval des corps à reconstruire.

Quand le venin du Morholt me rongeait et que nul mire ne savait m'en guérir, ce sont les blanches mains d'Iseut qui me rappelèrent à la vie. Elle me faisait porter ce brouet pâle d'amandes pilées et de chair de poule effilée, à peine relevé de safran, doux comme un baume. Mange, me disait-elle, et reprends force, chevalier. Je vous le confie : il est des remèdes qui soignent le corps, et un seul qui blesse l'âme à jamais — mais celui-ci, buvez-le sans crainte.
Tristan et Iseult
Ingrédients
  • Amandes piléesune bonne poignée (lait d'amandes (base))
  • Chair de chapon ou de pouleun blanc effilé (force)
  • Rizun peu (liant doux)
  • Miel ou sucreà goût (douceur)
  • Safran, gingembreune pointe (parfum et couleur)
Comment on faisait : Le blanc-manger figure dans presque tous les livres de cuisine médiévaux et était explicitement recommandé aux malades et convalescents pour sa douceur et sa digestibilité. Le lait d'amandes, qui se conserve mieux que le lait animal et respecte les jours maigres de l'Église, en faisait un mets idéal. Le sucre, encore médicinal et rare au XIIe siècle, était souvent remplacé par le miel.
Sources : Le Viandier de Taillevent (XIVe s.) · Le Ménagier de Paris (v. 1393) · Forme of Cury (Angleterre, v. 1390)

Voir aussi