Poe uru
Pudding cuit de fruit à pain et de banane, lié à l'amidon de manioc ou d'arrow-root et enrichi de lait de coco. La texture est dense et fondante, à mi-chemin entre un flan et une pâte de fruit. Il se sert en portions découpées, tiède ou à température ambiante.
Pudding cuit de fruit à pain et de banane, lié à l'amidon de manioc ou d'arrow-root et enrichi de lait de coco. La texture est dense et fondante, à mi-chemin entre un flan et une pâte de fruit. Il se sert en portions découpées, tiède ou à température ambiante.
Le poe, on le prépare quand les uru sont si mûrs qu'ils tombent d'eux-mêmes, c'est le signe que les dieux sont satisfaits de la saison. On écrase la chair avec la banane la plus sucrée, on ajoute le lait de la noix, et tout cela va au four de pierre enveloppé dans les feuilles. Quand il en sort, c'est doux comme la terre après la pluie. Sur le marae, j'en déposais une part devant la pierre du dieu Oro avant que quiconque n'y touche — ce qui appartient aux dieux d'abord, ensuite aux hommes.
- •Fruit à pain très mûr — Un fruit entier (Base sucrée et amylacée)
- •Bananes mûres — Trois ou quatre (Sucre naturel)
- •Lait de coco frais — Le lait d'une noix (Liant et onctuosité)
- •Arrow-root (pia) — Une poignée de fécule (Épaississant)
- •Feuilles de bananier — Pour envelopper (Enveloppe de cuisson)
Poe uru
Pudding cuit de fruit à pain et de banane, lié à l'amidon de manioc ou d'arrow-root et enrichi de lait de coco. La texture est dense et fondante, à mi-chemin entre un flan et une pâte de fruit. Il se sert en portions découpées, tiède ou à température ambiante.
Pourquoi ce plat ? Le poe (pudding polynésien) accompagnait les cérémonies sur les marae où Tupaia officiait comme prêtre. Ce mets sucré, préparé avec les fruits les plus mûrs, était offert aux dieux lors des rituels saisonniers. Le fruit à pain, arbre sacré dans la cosmogonie polynésienne, en fait une offrande doublement symbolique.
Le poe, on le prépare quand les uru sont si mûrs qu'ils tombent d'eux-mêmes, c'est le signe que les dieux sont satisfaits de la saison. On écrase la chair avec la banane la plus sucrée, on ajoute le lait de la noix, et tout cela va au four de pierre enveloppé dans les feuilles. Quand il en sort, c'est doux comme la terre après la pluie. Sur le marae, j'en déposais une part devant la pierre du dieu Oro avant que quiconque n'y touche — ce qui appartient aux dieux d'abord, ensuite aux hommes.
Ingrédients (version d’époque)
- Fruit à pain très mûr — Un fruit entier (Base sucrée et amylacée)
- Bananes mûres — Trois ou quatre (Sucre naturel)
- Lait de coco frais — Le lait d'une noix (Liant et onctuosité)
- Arrow-root (pia) — Une poignée de fécule (Épaississant)
- Feuilles de bananier — Pour envelopper (Enveloppe de cuisson)
Ingrédients
- Fruit à pain (frais ou surgelé) — 500 g de chair (Base)
- Bananes bien mûres — 3 (environ 300 g) (Sucre naturel)
- Lait de coco — 400 ml (Liant)
- Fécule d'arrow-root ou de tapioca — 60 g (Épaississant)
- Feuilles de bananier (optionnel, pour le moule) — 2 feuilles (Enveloppe)
Préparation
- Préchauffer le four à 180 °C.
- Faire cuire le fruit à pain à l'eau bouillante 20 minutes. Égoutter et écraser en purée lisse.
- Écraser les bananes à la fourchette et les mélanger à la purée de fruit à pain.
- Délayer la fécule dans le lait de coco froid, puis incorporer le tout à la préparation. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène.
- Tapisser un moule à cake ou un plat à gratin de feuilles de bananier assouplies (ou simplement huiler le moule). Y verser la préparation.
- Enfourner 40 à 50 minutes, jusqu'à ce que le dessus soit doré et ferme au toucher.
- Laisser tiédir, démouler et découper en tranches épaisses. Servir tiède ou à température ambiante, arrosé d'un filet de lait de coco.
Comment on faisait : Le poe est un pudding polynésien ancien préparé dans toutes les îles de la Société. L'amidon liant provenait du pia (Tacca leontopetaloides, arrow-root polynésien), cultivé bien avant le contact européen. Les versions cérémonielles utilisaient les fruits les plus mûrs et les plus sucrés, réservés aux offrandes sur les marae. La cuisson se faisait dans le ahima'a, enveloppée de feuilles.
Le twist contemporain : Découper le poe en cubes nets, les passer brièvement au chalumeau pour caraméliser la surface, et les piquer sur des bâtonnets de bambou — un dessert de fête qui évoque les tiki bars avec la dignité d'un marae.
Sources : Pollock, Nancy J. These Roots Remain: Food Habits in Islands of the Central and Eastern Pacific since Western Contact. University of Hawaii Press, 1992. · Oliver, Douglas L. Ancient Tahitian Society. University of Hawaii Press, 1974.
Tupaia · Charactorium





