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Bouillie d'épeautre au lard et aux herbes
Pourquoi ce plat ? Même un chef qui unifie les peuples gaulois commence ses journées comme tous les siens : avec la bouillie de céréales qui nourrit les guerriers avant la marche. C'est le ventre des armées arvernes qui campent à Gergovie.
Une bouillie nourrissante d'épeautre (ou d'orge) cuite longuement dans du bouillon, enrichie de lard fondu, d'oignon et d'herbes sauvages. Le plat de tous les jours, simple, chaud et roboratif, qui tient au corps avant le combat.
Avant que le jour se lève sur le camp, c'est cela qu'on te sert, étranger, dans un bol de bois : la bouillie de nos grains, épaissie comme il faut, avec un morceau de lard fondu dedans. N'attends pas le faste ici — un guerrier qui marche sur Gergovie veut du chaud dans le ventre, pas des fioritures. Ma mère y jetait l'oignon et les herbes de nos prés, et croyais-moi, un homme qui a mangé sa bouillie tient debout jusqu'au soir. C'est le grain qui fait tenir la Gaule, autant que le fer.
- •Épeautre (ou orge mondé) — deux poignées par bouche (céréale de base)
- •Lard de porc salé — un bon morceau (gras et goût)
- •Oignon — selon l'envie (aromate)
- •Herbes sauvages (livèche, sarriette, ail des ours) — une bonne pincée (parfum)
- •Sel — ce qu'il faut (assaisonnement)
Bouillie d'épeautre au lard et aux herbes
Une bouillie nourrissante d'épeautre (ou d'orge) cuite longuement dans du bouillon, enrichie de lard fondu, d'oignon et d'herbes sauvages. Le plat de tous les jours, simple, chaud et roboratif, qui tient au corps avant le combat.
Pourquoi ce plat ? Même un chef qui unifie les peuples gaulois commence ses journées comme tous les siens : avec la bouillie de céréales qui nourrit les guerriers avant la marche. C'est le ventre des armées arvernes qui campent à Gergovie.
Avant que le jour se lève sur le camp, c'est cela qu'on te sert, étranger, dans un bol de bois : la bouillie de nos grains, épaissie comme il faut, avec un morceau de lard fondu dedans. N'attends pas le faste ici — un guerrier qui marche sur Gergovie veut du chaud dans le ventre, pas des fioritures. Ma mère y jetait l'oignon et les herbes de nos prés, et croyais-moi, un homme qui a mangé sa bouillie tient debout jusqu'au soir. C'est le grain qui fait tenir la Gaule, autant que le fer.
Ingrédients (version d’époque)
- Épeautre (ou orge mondé) — deux poignées par bouche (céréale de base)
- Lard de porc salé — un bon morceau (gras et goût)
- Oignon — selon l'envie (aromate)
- Herbes sauvages (livèche, sarriette, ail des ours) — une bonne pincée (parfum)
- Sel — ce qu'il faut (assaisonnement)
Ingrédients
- Épeautre décortiqué (ou orge perlé) — 200 g (céréale de base)
- Lard fumé en dés — 120 g (gras et goût)
- Oignon — 1 gros (aromate)
- Bouillon (ou eau) — 1 litre (cuisson)
- Sarriette et livèche (ou céleri-branche) — 1 c. à soupe ciselée (parfum)
- Sel — à goût (assaisonnement)
Préparation
- Faites revenir les dés de lard à sec dans une cocotte jusqu'à ce qu'ils dorent et rendent leur gras.
- Ajoutez l'oignon émincé et laissez fondre quelques minutes.
- Versez l'épeautre, mélangez pour l'enrober, puis mouillez avec le bouillon.
- Laissez mijoter à petit feu 40 à 50 min en remuant, jusqu'à une bouillie épaisse et fondante.
- Ajoutez les herbes en fin de cuisson, salez, et servez très chaud dans un bol.
Comment on faisait : L'alimentation gauloise reposait sur les céréales (épeautre, orge, millet) consommées en bouillies (puls) bien plus souvent qu'en pain. Le porc salé, gloire des Gaulois, fournissait le gras qui enrichissait ces préparations quotidiennes. On cuisait dans des chaudrons de bronze suspendus au-dessus du foyer.
Le twist contemporain : Servez-la façon risotto crémeux, finie d'un copeau de vieux cantal — clin d'œil à l'Auvergne, terre des Arvernes.
Sources : Strabon, Géographie, IV (alimentation des Gaulois) · Posidonios, cité par Athénée, Les Deipnosophistes, IV
Vercingétorix · Charactorium





